La réintroduction des produits laitiers, un long processus…

Évidemment que cet article ne remplace pas l’avis d’un médecin ou d’un allergologue 😉 .

Il est un guide pour les mamans devant faire face aux allergies retardées (donc non IgE) basé sur les recommandations officielles transmises par les allergologues et nutritionnistes mais en cas de conditions particulières (tel un SEIPA, des soupçons d’allergies IgE ou des réactions antérieures graves), consultes toujours les professionnels de la santé qui suivent ton dossier ou celui de bébé.

Il est souvent difficile d’avoir un protocole claire en cas d’allergies retardées, plusieurs dit spécialistes n’y croient pas vraiment ou encore, n’ont pas de réel connaissances et expériences en la matière ce qui les rends souvent mal à l’aise de fournir un protocole détaillé. Certains diront de simplement donner du lait de vache et que tu verras bien s’il y a réaction ou non, d’autres te donneront des étapes à suivre mais sans procedures exactes, d’autre réfèrent à un allergologue qui souvent nous rit au nez aussitôt que l’on parle d’intolérance…

Alors, comment on fait ?

Je vais vraiment y aller le plus détaillé possible afin que tu comprennes bien comment faire pour maximiser tes chances de réussite 🙂

Donc les étape de base :

  • Beurre cuit au four
    Un gâteau contenant au moins 1/2 tasse de beurre et cuit à minimum 350F pour une durée de 30 minutes ou plus
  • Cuisson au beurre
    Cuire des aliments au beurre dans un poêle chaude pour au moins 10 minutes
  • Fromage gratiner
    Cuisson longue au four tel une lasagne ou une pizza
  • Lait cuit au four (Tu peux débuter par du sans lactose, cela peut faciliter la transition)
    Muffins, pain ou gâteau contenant au moins 1/4 tasse de lait cuit à 350F au moins 30 minutes
  • Fromage a pâte ferme non cuit
    Mozzarella, cheddar, suisse (fromage à pâte ferme)
  • Lait cuit moins longtemps
    (Crêpe, omelette, biscuits)
  • Yogourt
  • Lait cru

Ce qui est important de comprendre c’est que pour chacune des étapes, il faut y aller DOUCEMENT!

Le fait de faire une réintroduction progressive nous permet de fonctionner tel qu’on le fait dans le processus de désensibilisation en quelque sortent (loin d’être aussi pousser et contrôler que les vrais désensibilisation en centre hospitalier, ne nous faisons pas d’illusions non plus 😉 ). On ré-expose le corps à ses protéines inconnus afin qu’il ne les ré-identifie pas comme des ennemis (allergènes).  Si tu redonnes simplement du lait à ton coco qui n’a pas été exposé depuis un moment, les chances de réactions sont plus que doublé. Et on le sait, en cas de réaction, tu en as pour 6 mois minimum avant de retenter alors aussi bien le faire comme il faut!

Jour 1, tu en donnes 1 c. à thé puis tu attends….

Si tout va bien après le jour 4 (soit 3 jours sans consommer l’allergène suite à la première ingestion), au jour 5, tu en redonnes 1 fois par jour, 2 ou 3 c à thé, pour les jours 5, 6 et 7. Tu ne donnes pas l’allergène pour les jours 8, 9, 10. Si aucune réaction, tu en redonnes une portion dite normal (entre 30 ml et 1/3 tasse environ) pour 7 jours(soit jour 11 à 18). Tu introduis dans ton alimentation durant un mois sans aucune intro avant de crier victoire!

Si au jour 1, y’a pas de réaction, tu sais qu’il n’est pas fortement intolérant mais on est loin de pouvoir crier victoire. En donnant 3 jours de suite puis 7 jours, tu voies si bébé ne réagit pas par accumulation. les réactions par accumulation sont les réactions qui se produisent suite à plusieurs ingestions d’un même aliments ou après plusieurs tétés suite à l’ingestion de l’aliment par la maman.  Les temps d’attente sont pour permettre à la réaction de se manifester car certains bébés réagissent à retardement soit parfois 2 ou 3 jours après l’ingestion.

Ne jamais réintroduire via le lait maternel, toujours directement à bébé.

En cas de réaction, le lait de maman  sera contaminé durant plusieurs jours et de plus, la mère fractionne les protéines via allaitement ce qui peut fausser les résultats. Ce n’est pas car un aliment passe via allaitement que cela passera directement à bébé. Alors pourquoi faire le double du travail pour rien? On ne recommande pas de réintroduction avant l’âge de 1 an ou le retrait complet de l’allergène pour un minimum de 6 mois avant de tenter une quelconque tentative de réintroduction.

Le moule à muffin, THE king de tout les moules à utiliser sans aucune modération

L’art du moule à muffin, un art que tu te dois de maîtriser si tu te retrouve plonger dans le monde des allergies ! 

Oui oui tu as bien lu!

C’est un petit quelques chose que j’ai découvert avec ma garderie, les enfants adorent manger avec les doigts et même si c’est plus salissant en principe, au final ça l’est moins qu’un enfants de 2 ans qui s’obstine à essayer de manger tout seul avec un cuillère! Et là je sais que c’est important qu’il apprenne à manger avec une cuillère la n’est pas la question… Dans mon combat quotidien entre faire manger des légumes aux enfants, m’obstiner avec l’autre pour qu’il reste assis et le maintient de ma santé mentale (presque) saine, il y a des soirs où l’acquisition de la technique de la cuillère est ledernier de mes soucis!

Et pour ces soir là : l’art du moule à muffin.

Portion parfaite pour les petites mains en quête d’aliment à engloutir, les moules à muffins nous permettent de faire une multitude de plat rapidement et en version «puck» que les enfants adorent. Personnellement, j’utilise des moules en silicone ce qui facilite le démoulage et est génial pour les restes qui vont dans les lunchs des enfants. Voici donc un peu d’inspiration 😉 

#1 mini pain de viande

Recette que je fais sans moule en silicone celle-ci ! Je prends une tranche de bacon que je dépose dans le moule afin de recouvrir le fond, je dépose une boule de mélange à pain de viande (idéalement avec de l’oeuf si tu peux, sinon priorises une viande non congelée afin d’aider à la tenu du pain de viande). Cuire au four à 425 F pour 30 minutes. Retires le gras liquide à mi-cuisson en plaçant une grille sur votre moule à muffin et en égouttant dans un bol – Attention, c’est chaud 😉 . Se congèle !

#2 Mini quiche sans croûte

Parfaite recette vide frigo! Un reste de protéine et un autre de légume. On hache en ti-morceaux avant de mettre dans le fond des moules à muffins (on prends les cup en silionne ou dans le moule graissé. pas de moule en papier! ). Verser dans les moules un mélange à quiche et voilà une façon simple et délicieuse de réutiliser des restes! Pour mon mélange à quiche, je mélange 3 oeuf avec 1 tasse de boisson végétale non sucré  original au choix. Avant de mettre au four, recouvrir de levure nutritionnelle (facultatif mais c’est bon 😛 ) et cuire 35 minutes à 350F. Se congèle !

#3 Casserole de riz, de millet ou de quinoa 

Mélanger 1/2 tasse de riz, quinoa ou millet cuit avec 1 tasse de reste de légumes cuits haché ou de légumes congelés. Ajouter ⅓ tasse de faux-fromage ou un oeuf  avant de diviser dans les moules et cuire 20 minutes à 375 F. Un autre recette parfaite pour passer tes restes que tu es en train d’oublier dans le frigo ;). Se congèle !

#4 Spaghetti ou macaroni

Coupes grossièrement si tu prends des spaghettis histoire que tu te battes pas avec pendant 10 ans pour les rentrer dans le moule mais sinon simplement ajouter ⅓ tasse de faux-fromage par tasse de pâte avant de déposer dans les moules en silicone ou graisser (pas en papier) et de cuire 20 minutes à 375 F! Génial pour les restes de macaroni à la viande, les spaguetti ou pour les mac and cheese sans produits laitiers. Si les faux-mage ne passe pas mais que les oeuf oui, remplace le faux-mage par un oeuf <3

Comme quoi les moules à muffins ne sont pas seulement
fait pour faire des muffins 😉 

Bonne appétit ! 

 

Caché, pas caché… tel est la question ? Et si on trouvait juste un certain équilibre dans tout ça ;)

Les légumes…

Souvent la bête noire des jeunes enfants et rapidement un vrai casse-tête pour maman. Nous savons tous à quel point ils sont importants dans l’alimentation, surtout pour un enfant en pleine croissance mais apparemment, eux, ils en ont rien à battre de bien grandir XD ! 80% des mamans que je connais doivent se battre pour une seule bouché de légumes par repas, principalement entre 2,5 et 5 ans… C’est long ! Et c’est surtout très dangereux pour les carences et les rigidités alimentaires (qui elles, peuvent persister de NOMBREUSES années et que aucuns suppléments ne pourra aider)

Je ne suis pas de celle qui prône le camouflage en temps normal, car il faut savoir que l’enfant peut refuser un aliment 15 à 20 fois avant de vouloir y goûter.

Ensuite, il doit se familiariser avec la saveur de cet aliment ce qui peut prendre, là aussi, 10 à 15 fois. Il est donc important de proposer des légumes aux enfants à chaque repas  afin que celui-ci accepte, un jour, de manger des légumes. Au départ, bien des enfants n’acceptent même pas de garder l’aliment dans l’assiette et le mettront sur la table. Il est alors important de faire comprendre à l’enfant que l’on accepte qu’il ne le mange pas mais qu’il soit accepter de le laisser sur le côté de son assiette.  On encourage toujours l’enfant à manger l’aliment SANS FORCER ! Et surtout, point intéressant que plusieurs oubli : MONTREZ L’EXEMPLE ! C’est le trucs le plus con du monde mais si ton flot te voit jamais manger des légumes, c’est sur que, en partant, tes chances de réussir à lui en faire manger diminues.

On ne force pas oui… Par contre, il est primordial que l’enfant consomme des légumes alors comment on fait?

Je suis pour la combinaison du camouflage et de la présentation non camouflée 😉 .

Je m’explique ! 

J’ADOOOOORE cacher des légumes dans les desserts! C’est mon dada ( en quelque sort XD ) depuis que Tommy à environ 15 mois, moment où il est devenu très rigide au niveau des aliments. Nous avions passer par un trouble des texture qui commençait à s’estomper depuis les 1 an de Tommy mais voila que je devais commencer à me battre pour qu’il accepte les légumes qu’il avait toujours manger avant. Même les patates ne fonctionnaient plus donc je me suis tournée vers le sucré pour qu’il mange quand même quelques légumes. Courge, courgette, avocat, betterave, carotte, kale… Au moins, j’arrivais à lui faire manger un peu de légumes, pour mon cœur de maman c’était mieux que rien !

Maintenant, un peu de théorie 😉

Entre 2 et 5 ans, c’est la période où l’enfant développera les habitudes alimentaires qui le suivront pour la vie. Il est primordial de les aider à développer de saines habitudes en leur présentant des aliments sains et variés. Il faut également savoir qu’il est important de respecter leur appétit. Les enfants savent de façon innée reconnaître leurs signes de satiété, ils savent donc très bien quand ils ont faim ou quand ils sont rassasiés.

Même s’ils sont petits, les enfants ont besoin de beaucoup d’énergie pour passer à travers leur journée. Je te met au défi de suivre ton flot durant 24h ! De courir quand il cour, sauter quand il saute, ramper quand il rampe. Je te confirme que tu en a pour 3 jours a te remettre XD . Il faut leur suggérer au moins 3 repas et 2 à 3 collations par jour afin qu’il consomme suffisamment de nourriture pour combler leur besoin. Leur estomac étant petit, ils mangeront ce dont ils ont besoin en respectant leur appétit plutôt que de devoir se gaver au repas, ce qui peut causer des troubles de la digestion ou encore des troubles au niveau de la gestion de la glycémie, ou encore de manquer de nutriments, ce qui peut causer des carences.

Afin que  les repas se passent le mieux possible, voici quelques suggestions :

  1. Manger en famille dans une ambiance détendue, sans écran ou jouet afin d’éviter les distractions. Vous pouvez mettre de la musique douce en arrière-plan, mais il faut que l’enfant puisse facilement détecter les signes de satiété. Je sais que la télé est hyper pratique pour distraire l’enfant de ce qu’on lui propose (j’en aies 3 quand même 😛 fait longtemps que j’ai compris qu’en avant d’une tv, le cerveau est pas toute là .. ) mais cela ne l’aidera pas à dénouer ses blocages sur les aliments. Il  doit être conscient de ce qu’il mange et en avant d’un écran, c’est à peine s’il se rappel leur nom !
  2. Manger lentement et discuter de sujets agréables, le repas n’est pas l’occasion de régler les conflits. Si l’enfant ne parle pas, on peut jouer. Avec ma garderie, nous adorions jouer durant les repas. Tout le monde avait des ustensiles de différentes couleurs (vive ikéa 😛 ) alors je demandais : « La cuillère de Tommy est quel couleur?» ou encore « qui mange dans une assiette jaune?». C’est simple mais efficace 😉 . Même chose avec les parti du corps. «Il est où le nez, etc?» tant qu’on parle pas de pied en général y’a pas de dégât XD. L’important est que l’ambiance soit agréable <3
  3. Si l’enfant réclame une deuxième assiette, attendre que tout le monde ait presque terminé avant de resservir. Le signal de satiété prend environ 20 minutes à se rendre jusqu’au cerveau. Un enfant qui mangera trop rapidement pourrait alors trop manger. Le fait de le faire patienter lui fera comprendre qu’il a peut être manger trop rapidement. Pour faire patiente quelques minutes après le repas, j’adore les napperons coloriables ! Les enfants peuvent dessiner leur napperon jusqu’à ce que j’ai terminé et que je les resserves s’il le désire toujours.
  4. Le dessert, ainsi que la nourriture en général, ne doit jamais être une récompense. Sinon, l’enfant pourrait associer la nourriture aux récompenses ou conséquences, et ainsi, développer des troubles alimentaires tels que la boulimie ou l’anorexie. L’alimentation est un besoin pas un privilège (dû moins, nous avons la chance de vivre dans un société dans laquelle la nourriture est généralement facile d’accès). Je sais que le chantage aux suçons est facile, j’en ai moi-même abusée XD. Mais je te confirme que c’est pas grâce à ça que j’ai arrêté de me battre avec Tommy pour qu’il mange ses légumes!
  5. il est important de donner l’exemple. Vous ne pouvez pas demander à votre enfant de manger des légumes si vous n’en mangez pas vous-même. Point barre. Rien d’autre à dire XD 
  6. Proposer de nouveaux aliments régulièrement, mais accompagnés d’aliments familiers et ne mettez pas de pression. Il associera alors cet aliment à un sentiment négatif et il sera encore plus dur de le faire accepter. Si après 20 minutes l’enfant n’a toujours rien mangé, retirer simplement son assiette en restant neutre. Même s’ils sautent un repas, si cela reste occasionnel, cela ne nuira pas à son développement. Comme nos mères nous ont toutes dit : « un enfant, ça se laisse pas mourir de faim » !
  7. Nous avons tendance (moi autant que toi) à jouer avec les émotions ou le sentiment de culpabilité des enfants lorsque ceux-ci ne veulent pas manger ce qu’il y a dans leur assiette « Encore quelques bouchées. », « Bravo, tu as tout mangé. », « Si tu es gentil, tu auras des biscuits! » et « Termine tes légumes, si tu veux aller jouer! ». Ceci peut changer la relation de l’enfant avec la nourriture. Le fait qu’un enfant ne termine pas son assiette ne devrait EN AUCUNS CAS être une raison de conséquence et si un dessert à été promis et que l’enfant à manger une portion raisonnable de son assiette, il devrait y avoir accès. Si celui-ci est santé, il n’y a aucune raison de le priver, le dessert devrait être un complément du repas et non un amont de sucre et autres cochonneries.

Quelques trucs pour faciliter les choses : 

Les trempettes sont souvent très appréciées! Les enfants auront tout d’abord tendance à simplement lécher la trempette et c’est normal. Mais dites-vous que c’est la première étape. Il doit quand même mettre le légume dans sa bouche pour savourer sa trempette. Il se familiarise donc tranquillement. Encouragez-le à goûter en croquant le légume. Mangez-en avec lui afin de montrer l’exemple. La guacamole est une trempette nutritive et elle permet de passer l’avocat. Les humus permettent de passer pleins de légumes car il y a des recettes par centaines sur le web (vive Google et Pinterest)

La «finger food» est toujours très populaire auprès des tout petits.

Aussitôt que cela est possible, laisses le manger avec les mains afin qu’il se familiarise avec les textures qui, bien souvent, cause plus de problèmes que la saveur des aliments à proprement parler. C’est salissant mais les bébé faisant de la DME dès le début de leur alimentation ont tendance à avoir beaucoup moins de trouble au niveau des textures et des légumes en générale (mais cela revient souvent vers 2 ans même pour eux -_- ).

Varier les présentations! Présentes les légumes sous différentes formes : julienne, cube, râpé, salade, soupe, purée, cuit, cru, mi- cuit. Comme ça, tu trouveras peut-être une façon que poulet préfère. Ce n’est pas parce que toi tu préfères les carottes crues qu’il en sera de même pour ton coco. 😉 Certains enfants adorent les aliments fermentés ou marinés, alors tentes le coup! Tu seras peut-être surprise <3 

 

Pour un post-allaitement sans produits laitiers – Comment faire la transition ?

Il est important de savoir que si tu souhaites passer aux boissons végétales, il est préférable d’avoir l’appui d’une nutritionniste. Plusieurs mamans le font sans soutient et leurs enfants se portent mieux que sur les PCN (préparation commerciale pour nourrisson). Il est de ta responsabilité de juger si l’alimentation de ton enfant est adéquate pour éviter les problèmes de carences ou de perte de poid.

Un calcul d’apport nutritionnel est NÉCESSAIRE avant toute transition complète et si tu n’es pas capable de le faire toi même tu dois demander le soutien d’un professionnel pour le faire. Toutefois, si bébé est allaité à plus de 50% de son apport quotidien en lait, tu n’as pas à t’en faire, car le lait maternel comblera les besoins de bébé (sauf si ton bébé à une condition de santé spécifique, dans ce cas, toujours se référer aux professionnels qui suivent ton enfant 😉 ). C’est lors de l’arrêt de l’allaitement qu’il faut redoubler de prudence pour le bon développement de bébé car là, le bon lait de maman ne comblera plus les potentielles carences.

Les PCN sont assimilée à seulement 20 ou 30%, et ce, si l’enfant n’y est pas intolérant bien sûr. Un l’enfant ayant des reflux ou des allergies, n’assimilera pas grand-chose, c’est pourquoi, une boisson végétale + l’enrichissement de l’alimentation est souvent la solution optimale (parole de naturo-nutritionniste).

Il n’est pas recommandé de passer à la boisson végétale avant 2 ans, mais dans le cas ou l’allaitement doit être arrêté avant cela (par choix ou obligation), il est possible de donner de la boisson végétale dès 6 mois. Il y a toutefois quelques trucs à prendre en considération ?Entre 6 et 12 mois, la boisson végétale doit être offerte combiné à l’allaitement, pour au moins la moitié des boires de la journée ! Avant tout retrait de l’allaitement, bébé doit manger varié et en bonne quantité. Un calcul d’apport nutritionnel DOIT être fait avant le retrait complet de l’allaitement (avant ses 12 mois), surtout si l’on offre ensuite une boisson végétale plutôt qu’une PCN, car il est vrai qu’aucune boisson végétale ne remplacera l’apport nutritionnel des PCN, jamais.

Maintenant laquelle offrir ? Il y a une multitude de choix mais tous ne s’équivaut pas.

La première qui est souvent recommandée, par les médecins et nutritionnistes, est généralement la boisson de soya dû à son apport en protéine et en gras qui la rend similaire au lait de vache. Toutefois, on sait très bien que c’est TRÈS rare que ça passe, donc les boissons de pois sont une option intéressante niveau apport nutritionnel. Par contre, étant également des légumineuses, c’est beaucoup plus dur à digérer.

Il y a ensuite le lait d’avoine qui contient entre 6 et 4 g de protéines par tasse. À noter que, les enzymes pour la digestion des produits céréaliers arrivent généralement entre 9 et 12 mois, donc si ton coco a été irrité longtemps par les intolérances, il y a plus de chance qu’il ne réagisse pas bien…

Après ça, elles s’équivaut pas mal toute, donc je te recommande de choisir selon l’historique de bébé (bébé réagit-il au riz, à la noix de coco ou aux amandes via allaitement, etc.). Je recommande autour de 1g de protéines, parfois 2. Reste que ce que l’on veut fournir via la boisson végétale : Le calcium et la vitamine D. Ceux-ci proviennent de l’enrichissement (HYPER important de prendre une boisson enrichie), donc peu importe la variété que tu offres à bébé, tu devras compenser pour le gras, les protéines, le calcium et la vitamine D.

Supplémenter en gras = ajouter 15 à 30 ml de BON gras. Et que veut-on dire par bon gras ? Des huiles de première pression à froid ou provenant d’aliments sains, tel que les poissons gras, les avocats ou encore les noix. Notre alimentation étant riche en oméga-6, prioriser les huiles riches en oméga-3 tel que l’huile de colza (canola), de cameline et de chanvre. Introduis les huiles une par une en commençant par 1 ml trois fois par jours jusqu’à atteindre 10 ml de chaque huile.

Si bébé réagit aux huiles, tu peux tenter une huile de noix, d’olive ou d’avocat. Bébé devra aussi manger du poisson gras, idéalement 3x par semaine et des œufs au moins 5x par semaine. Si bébé est intolérant à l’un et/ou l’autre de ses aliments, augmenter la quantité d’huile à 30ml et même jusqu’à 45 ml par jour selon le seuil de tolérance de bébé.

ATTENTION TOUTEFOIS. Si bébé commence à faire des selles huileuses, c’est qu’il ne tolère pas bien le gras. On diminue alors l’apport en gras et on essaie de supporter le foie avant de, graduellement, ré-augmenter la dose. Pour soutenir le foie, plusieurs solutions peuvent être envisagées (cela sera le thème d’un prochain article <3 ).

Pour ce qui est des protéines, le calcul d’apport est primordial, car il est dangereux pour les reins de surdosé en protéine si cela n’est pas nécessaire. Toutefois, il est important de soumettre bébé à des protéines, animales ou végétales, (A CHAQUE REPAS), collations incluses. En cas de besoin, les isolats de protéines végétales peuvent être envisagés.

Le calcium se retrouve dans la boisson végétale, en plus de se retrouver dans certains jus enrichi en calcium et vitamine D. Plusieurs aliments sont également riches en calcium, mais il est souvent difficile pour bébé d’atteindre sa quantité de calcium juste avec la nourriture, d’où l’importance que bébé boivent minimum 20-24 onces de boisson végétale par jour.

La vitamine D se trouve via le bon vieux soleil ! Mais étant au Québec, ou en Europe généralement, il est moins présent d’octobre à mars où il devient parfois nécessaire de supplémenter. Dans ce cas, je te recommande (sauf si allergie aux produits de la mer) la vitamine D3 qui est à base de lichen et qui sera bien absorbée. Celle-ci ne provient pas de la laine de mouton (donc croisée avec PB).

Dans tout les cas, si tu es inquiète, va voir un professionnel de la santé qui saura te guider dans cette transition et si tu as besoin de références de nutritionnistes réellement compétentes avec les allergies, écris-moi <3

Les farines sans gluten – Tout un Art!

La cuisine sans gluten est un art il doit donc être apprivoisé. Cela demande de la pratique ainsi que beaucoup d’essais/erreurs. Principalement si vous voulez faire vos propres mélanges de farine. Il y a énormément de farines différentes dans l’univers du sans gluten et elles réagissent toutes de façon différente. Il faut donc apprendre à connaître les ingrédients avant de maîtriser la cuisine sans gluten. Alors, pour vous aider avec la base, voici les différentes farines sans gluten, leurs spécificités ainsi que leur utilisations. Le tout, revu et corrigé par notre consultante spécialisée dans le sans gluten, la belle Karine de Liberté Sans Gluten.

Sachez d’abord qu’il existe plusieurs mélanges de farine tout usage sans gluten. Ils remplacent généralement très bien la farine de blé en quantité égale et ne contiennent généralement pas la gomme (expliqué plus loin, ne vous inquiétez pas 😉 ) à l’intérieur donc pas besoin de vous en soucier. Par contre, si vous souffrez d’allergies immédiates ou retardées à un ou plusieurs grains sans gluten, vous devrez fort probablement faire votre propre mélange. Nous n’aborderons pas toutes les options sans gluten ici car elles sont trop nombreuses. Nous évoquerons les principales et les plus couramment utilisées.

La farine de riz

Il y a plusieurs types de farine de riz : riz blanc, riz brun, riz complet, riz gluant… La farine de riz à elle seule est un univers. Elle est la plus courante dans l’univers du sans gluten. Son goût est neutre (plus elle est foncée, plus elle sera goûteuse) et elle donne une belle texture assez proche de celle du blé. Elle est parfaite pour épaissir les sauces dû à son taux d’amidon. Elles sont aussi très bien en panure où elles confèrent un côté croustillant. Elles ont cependant tendance à être friable dans les pâtisseries donc idéale pour les sablés et les crumbles mais elles donnent une texture moelleuse dans les pains. La farine de riz est aussi la moins dispendieuse 😉 Moins intéressante du côté des valeurs nutritives mais elle apporte une bonne structure. On recommande de l’utiliser dans une proportion de 40-50% du mélange final.

Le sarrasin

Avec son goût prononcé, la farine de sarrasin n’est pas toujours appréciée en utilisation exclusive. En proportion plus petite, dans un mélange de farine sans gluten, elle apporte une délicieuse note artisanale et rustique. Elle s’utilise autant pour le sucré que le salé. Je vous la recommande personnellement dans les gâteaux et les pâtisseries où elle apporte un côté plus moelleux. À utiliser entre 15 à 25% de votre mélange de farine pour éviter d’avoir des pâtisseries trop denses. Notez ici que la farine de sarrasin est généralement moins aimée des enfants.

Le millet

Il existe plusieurs type de millet (doré, brun, perlé). Au Québec, on trouve la farine sous l’appellation «farine de millet» sans plus de précision. Son goût est plutôt neutre, tendant vers la noisette dans les pains et gaufres ou vers un goût d’arachide dans les biscuits et les gâteaux. La farine de millet peut rendre le mélange plus friable. En ce sens,  il est préférable de la combiner. Sa meilleure amie est la farine de souchet qui la complémente.

Le souchet

Le souchet est un tubercule provenant de Méditerranée, également connu sous le nom de « noix tigrée » (attention à la confusion ici, le souchet n’est pas une noix mais bien un tubercule donc une racine 😉 ). La farine de souchet est douce et sucrée rappelant la saveur de l’amande, tout comme sa texture qui ressemble également à celle de la farine d’amande. Son goût naturellement sucré la prédispose davantage aux recettes sucrées mais elle peut aussi être utilisée pour épaissir des sauces ou en panure.

Le quinoa

Le quinoa, contrairement à ce que croit bon nombre d’entre-nous, n’est pas une céréale. Il est plutôt de la même famille botanique que les betteraves et les épinards! Il s’agit également d’une excellente source de protéine. Une merveilleuse option pour la confection des pains, muffins et gaufres du petit déj! Il est aussi un des principaux alliés des végéta*iens. On retrouve du quinoa blanc, rouge et noir mais la farine commerciale est faite de quinoa blanc. Elle a un goût assez prononcé, légèrement amer avec une touche de noisette. Il est donc préférable de la mélanger à d’autres farines plus neutres pour en adoucir la saveur. Elle est également très absorbante. Ainsi, la farine de quinoa a tendance à apporter de la lourdeur (texture plus dense) quand elle est utilisée en trop grande quantité. Une proportion de 20% maximum est idéale.

L’amarante

L’amarante est un grain minuscule provenant d’Amérique du sud, riche en nutriment mais surtout en lysine qui se retrouve très peu dans les grains. En ce sens, cela en fait un complément nutritionnel intéressant. La farine d’amarante a un goût assez fort de noix et légèrement épicé. Elle apporte un côté plus humide, moelleux (chewy) aux pâtisseries et aux pains. On recommande une proportion de 25% mais on peut l’utiliser seule dans les crêpes et les gaufres. Attention! Cette farine peut rancir facilement. Il faut donc la conserver au réfrigérateur ou au congélo.

Le teff

Le teff est originaire d’Afrique du Nord est le grain le plus petit au monde. Il est toutefois très riche en nutriments dont le calcium! Son goût est légèrement sucré. Équilibré entre un goût de mélasse et de noisette; il particulièrement apprécié dans les desserts. On recommande une proportion de 25% maximum.

Le sorgho

Céréale la plus cultivée d’Afrique, le sorgho est également riche en protéine et en nutriments. Si elle est utilisée à moins de 40% du mélange de farine, la farine de sorgho aura une saveur douce et très subtile apportant un côté moelleux et humide (chewy) dans les pâtisseries et les pains (ce que je vous recommande). Si la farine de sorgho est utilisée à plus de 40%, la saveur sera plus marquée et elle aura tendance à alourdir (densifier) les pâtisseries.

L’arrowroot

On le retrouve sous le nom de farine ou de fécule mais en fait c’est la même chose. L’arrow-root se compose essentiellement d’amidon. Comme toutes les fécules, c’est un très bon épaississant à utiliser un peu partout. On l’utilise dans la proportion de ⅓ du mélange de farine sans gluten (proportion valable pour tous types les fécules en fait) pour y apporter de la légèreté. Son goût neutre permet de l’intégrer dans les recettes salées et sucrées.

Le cassava (yuca)

Le manioc est un arbuste vivace cultivé dans les régions tropicales d’Amérique du Sud dont l’on prend les racines pour faire de la farine. La farine de manioc est donc une farine de tubercule (tout comme le souchet) très riche en amidon. Le cassava se situe un peu sur la ligne entre farine et fécule. La farine de manioc reste souple et offre une texture et saveur rappellant celle du blé.

Le tapioca (ou manioc)

Le tapioca est une fécule issue de la racine de manioc, un autre tubercule. La saveur du tapioca est très neutre. Il conviendra donc aussi bien aux plats salés que sucrés. Très bon épaississant, on l’utilise dans la proportion de ⅓ du mélange de farine sans gluten (tout comme le cassava).

L’avoine sans gluten

Eh oui, l’avoine peut être certifiée sans gluten. Par contre, il est important de savoir que certaines personnes atteintes de maladie cœliaque y sont intolérantes. On recommande donc d’attendre 6 à 12 mois suivant le diagnostic pour laisser le temps à l’intestin de guérir, stabilisant nos symptômes avant de l’introduire graduellement. L’avoine ne contient pas de de gluten. Par contre, elle peut facilement être contaminée au champs, pendant le transport ou sa transformation. La farine d’avoine apporte un léger goût sucré aux pains. Utilisée dans vos pâtisseries, elle leur donnera un arôme subtil de vanille ainsi qu’une texture plus moelleuse. Elle peut s’utiliser seule ou dans les mélanges de farine.

Le chanvre

La farine de chanvre est verte et goûteuse. Elle a un goût plus amer portant légèrement sur la noisette. On l’utilise donc à un maximum de 20 % dans un mélange de farine. Il est riche en protéines ainsi qu’en acides gras essentiels. Il est donc un bon atout nutritionnel.

Le maïs

La farine de maïs est HYPER versatile et se présente sous plusieurs formes.

Il y a d’abord la bien connue fécule de maïs. Parfaite pour épaissir les sauces mais également dans les mélanges de farine sans gluten. Son goût est neutre et contrairement aux autres fécules, le maïs ne donne pas une texture élastique pouvant être désagréable aux sauces. La fécule peut aussi être vu/connue sous le nom de Maïzena ou sous le nom d’amidon de maïs.

Il y a ensuite la farine de maïs. Il existe de la farine de maïs complète (Milanaise par exemple) ou à mouture plus fine. Elle sera jaune avec une saveur douce et sucrée. La farine de maïs s’utilise dans le salé et le sucré. Elle est ainsi parfaite pour les pains, les muffins, les crêpes… Il est conseillé de la mélanger à d’autres farines mais elle peut occuper une grosse portion de votre mélange (jusqu’à 40%) !

Notez bien que le maïs contient une protéine de gluten; la zéine. Cette protéine est différente de celle du blé (gliadine). La zéine n’est pas automatiquement nocive dans le cas de la maladie cœliaque mais peut s’avérer difficile à digérer par les personnes intolérantes au gluten dûe à la similarité des protéines.

Il y a aussi les semoules de maïs allant de la plus fine (polenta) à la plus grossière (presque comme du couscous) donnant une délicieuse note sucrée et croquante dans la mie des pains sans gluten.

Les noix et graines

Les farines de noix et de graines sont savoureuses et peuvent vous permettre d’amener vos recettes à un tout autre niveau! Par contre, il faut faire attention car les farines de noix et de graines alourdissent considérablement les pains et les pâtisseries et tendent à brûler rapidement lors des cuissons au four. Elles ne peuvent pas non plus être utilisées pour épaissir les sauces. Personnellement, je vous recommande chaudement de ne pas trop improviser avec les farines de noix car en plus d’être très dispendieuses, il n’est pas facile d’adapter une recette sans farine de noix pour qu’elle en contienne. Je vous recommande donc d’utiliser des recettes déjà conçues et testées avec ces farines afin d’éviter les désagréments.

Pour ce qui est de la farine de lin elle se distingue légèrement des autres farines de graines car elle peut s’utiliser seule. Peu calorique, la farine de lin est riche en fibres, en protéines végétales, en antioxydants et en oméga 3 ou acides gras essentiels. Elle est recommandée pour combattre la constipation et faciliter le transit intestinal. Elle aide à la perte de poids grâce à son fort pouvoir rassasiant. Elle peux contribuer augmenter la masse musculaire dans le cadre d’un mode de vie sportif aide à maintenir un bas taux de mauvais cholestérol. Elle participe à la régulation de la glycémie dans le sang et limite donc l’apparition du diabète. Elle contribue à équilibrer la pression artérielle, limite l’apparition des cancers du sein, du poumon, de la prostate et du côlon. La graine de lin protège les organes vitaux du développement de maladies cardio-vasculaires. Afin de bénéficier de tous les bienfaits de la farine de lin, il est recommandé de l’incorporer à raison de deux cuillères à soupe  par personne, par jour.

Les légumineuses (pois, lentilles, haricots, soya, etc)

Les farines de légumineuses augmentent la qualité nutritionnelle de vos recettes. Les légumineuses sont riches en fibres, en protéines, en vitamines, en minéraux et faibles en gras. C’est un ajout de choix à la diète sans gluten. Il est recommandé de ne pas prendre directement la farine de légumineuses avec la tasse à mesurer.  Transférez-la délicatement à la cuillère dans une tasse à mesurer afin d’éviter les risques d’obtenir un mélange trop dense contenant trop de farine. Les farines de légumineuses absorbent beaucoup de liquide alors il faut en prendre compte lors de la modification des recettes. Les farines de légumineuses peuvent s’utiliser seules mais dans un mélange on recommande de ne pas dépasser un apport de 40% afin de ne pas alourdir le mélange.

La noix de coco

Naturellement sans gluten, la farine de noix de coco est riche en sélénium, en fibres et en acides aminés. Elle est également connue pour son faible index glycémique. Son goût sucré convient parfaitement aux pâtisseries. La farine de coco est très absorbante. ¼ de quantité de farine de noix de coco est suffisante pour remplacer 1 quantité de farine classique. Elle convient aussi pour remplacer la poudre d’amandes ou le son d’avoine dans certaines préparations sans gluten. Sa consistance est légèrement granuleuse, son utilisation doit se limiter à 15-25% du total de la farine utilisée dans un mélange de farines sans gluten mais elle s’utilise aussi seule dans les recettes des régimes GAPS, PALEO et KETO.

L’amande

L’amande est probablement le fruit oléagineux le plus connu et le plus utilisé en cuisine. Les amandes sont riches en calcium, en acides gras monoinsaturés, en fibres et en protéines végétales.

La poudre d’amande se positionne facilement comme un indispensable en pâtisserie car la farine d’amande est généralement fine et parfumée. La poudre d’amande complète donne un côté rustique aux préparations. La poudre d’amande blanche est plus délicate et permet la réalisation de pâtisseries plus fines. Sa consistance est légèrement granuleuse donc son utilisation doit se limiter à 25-35% du total de la farine utilisée dans un mélange de farine sans gluten mais elle s’utilise aussi seule dans les recettes des régimes GAPS, PALEO et KETO.

Les gommes

Les gommes de guar et de xanthane constituent des aides culinaires intéressants pour cuisiner sans gluten. La gomme de guar est obtenue à partir de la graine d’une légumineuse, sans calorie, sans goût particulier, la gomme de guar est un stabilisant, un émulsifiant et un épaississant. Elle améliore la texture de vos préparations :  plus moelleuses, aération de la pâte, aide à la levée. La gomme de xanthane est produite par la fermentation du glucose (souvent du maïs) et  est utilisée pour son pouvoir liant, épaississant et gélifiant. Elle n’a pas de goût particulier. Elle allège les préparations sans gluten et augmente leur durée de vie en conservant leur texture moelleuse. Les gommes de guar et de xanthane se valent sur bien des points. On recommande généralement d’utiliser 5 ml (1 c.à thé) par tasse de farine.

Les conseils de Karine

Karine est notre conseillère spécialisée en alimentation sans gluten! Fondatrice de Liberté Sans Gluten, elle nous raconte son histoire dans la section histoire 🙂 

Préférez une farine tout-usage sans gluten qui :

  • Contient déjà de la gomme de guar ou xanthane
  • Faites avec des grains entiers
  • Contient des fibres, vitamines et minéraux

Muffins et gâteaux : Ajouter 1 œuf supplémentaire et/ou doubler la quantité de poudre à pâte (sauf s’il y en a déjà dans la farine) lors ce que vous adaptez une recette faite de farine de blé

Pâte à tarte :

  • Rouler délicatement sans presser trop fort (donc rouleau de marbre moins bon pour ça)
  • Roulez la pâte entre 2 papiers parchemin
  • Faire refroidir avant de manipuler

Biscuits :

  • Réfrigérez la pâte avant la cuisson (permet à la gomme de figer et évite que les biscuits s’étalent en couche mince)

Pains :

  • Utilisez une recette déjà adaptée. Les recettes de pain sont très difficiles à adapter
  • Utilisez les ingrédients à température pièce (mettre les œufs dans l’eau accélère le processus)
  • Utilisez un cycle rapide avec machine à pain (les doubles pétrissages servent à activer le gluten donc inutile)

 En vrac :

  • Les farines sans gluten ne pèsent pas toutes la même chose pour 1 tasse. Utiliser une balance vous aidera à avoir de meilleurs résultats.
  • Tamisez la farine avant de la mesurer vous donnera un résultat plus léger et une meilleure texture.
  • Prenez des photos et des notes de vos ajustements et résultats
  • Pour augmenter les fibres, remplacer une partie de la farine par des graines de lin (5-10%)
  • Pour diminuer les glucides, remplacer une partie de la farine par de la farine d’amandes (25%)

La fée des allergies

Halloween avec les allergies, c’est l’horreur!

Et même pas besoin de film. Les produits allergènes sont présentés en quantités ahurissantes à notre enfant qui doit vivre avec la frustration et la tentation de voir tous ses amis manger des choses que lui ne peut pas. On s’entend que, l’Halloween à bien beau ne durer officiellement qu’une seule journée, on sait très bien que notre enfant sera exposé aux friandises d’Halloween plusieurs jours avant ainsi que plusieurs jours après cette fête costumée!

Alors, comment faire pour que notre enfant ne se sente pas privé par rapport à ses petits camarades tout en ne risquant pas qu’il succombe à la tentation en mangeant un aliment interdit qui pourrait lui causer une grave réaction allergique?

Il faut demander à la fée des allergies de passer!

Mais qui est cette fée des allergies? Tout comme la fée des dents, la fée des allergies passe durant le sommeil des enfants. Au lieu de donner des sous en échange de dents, elle échange les bonbons contenant les allergènes de l’enfant contre des friandises sécuritaires pour lui!

La fée des allergies est toute petite, comme une petite souris. Elle a de beaux cheveux  bouclés aux couleurs de l’arc-en-ciel et elle porte une très jolie robe tissée en papier de bonbons. Chaque année, le soir de Halloween, elle fait le tour des maisons afin de récolter les bonbons remplis d’allergènes afin de les échanger par des bonbons sécuritaires et ainsi, faire disparaître la méchante réaction allergique. Elle donne ensuite les bonbons contenant les allergènes à des enfants qui ne peuvent pas passer l’Halloween. On peut donner l’exemple d’un ami qui est malade ou qui s’est brisé une jambe.

En prévision du passage de la fée des allergies, vous n’avez qu’à prévoir un sac de friandises permises pour votre enfant! Et ensuite, vous pourrez vous bourrer la face dans les bonbons qu’il ne peut pas manger 😉 . Parce que l’Halloween, c’est pas juste pour les enfants 😛

Happy Halloween !

Pourquoi et comment devrions-nous remplacer les sucres raffinés?

Commençons par parler du pourquoi.

Je ne suis pas diététicienne ou nutritionniste alors je ne pourrais pas élaborer autant sur le comment du pourquoi, mais je crois avoir assez de connaissances pour vous en transmettre un petit peu ;). Il est maintenant bien connu que le sucre raffiné est nocif pour la santé et que l’on doit en consommer avec modération. On tente de faire attention en limitant les boissons gazeuses, mais sommes-nous réellement conscients de la quantité de sucre caché qui se trouve dans nos aliments?

Un banal petit pot de sauce pour sauter asiatique peut facilement contenir plus de 5 cuillères à thé de sucre par portion! Et saviez-vous que le sel Windsor contient du sucre?

J’ai écouté un super documentaire (que je vous recommande vivement d’ailleurs) qui expose la situation au Royaume-Uni. Il s’intitule : le sucre, ennemi caché par Jamie Oliver. Il rencontre des médecins, des spécialistes, des chercheurs qui expose la situation et je vous assure que, tous comme moi, vous serez choqué de la situation dans laquelle nous sommes. Oui la situation est beaucoup moins dramatique ici (pour le moment), mais devons-nous attendre de nous rendre au même stade avant d’agir? Je crois que non et voilà le pourquoi de cet article.

Donc, pourquoi le sucre est-il mauvais pour le corps?

Il faut comprendre ici que cette affirmation doit être clarifiée! Le sucre, ou plutôt les sucres, car il y en a plusieurs types tels que le lactose ou le fructose pour ne nommer que ceux-là, sont présents de façon naturelle dans les aliments et notre corps en a besoin pour fonctionner. Le problème, c’est que le sucre étant une drogue, l’ajout de sucre dans notre alimentation a fait un bond prodigieux, car notre cerveau en demande toujours plus, plus et encore plus. L’Organisation mondiale de la Santé suggère une consommation maximale de 6 cuillères à thé par jour. Et la moitié d’entre nous avons déjà dépassée cette dose juste avec le petit déjeuner!

Et là, les conséquences, et bien il y en a plusieurs et honnêtement, nous le savons pas mal tous :

  • Diabète de type 2, qui est directement relié aux habitudes alimentaires et qui peut mener à l’amputation, généralement des membres inférieurs
  • L’obésité qui à son tour augmente les risques de maladies du cœur et du diabète de type 2
  • La carie dentaire (sans grande surprise 😉 )
  • Maladies rénales chroniques
  • Hypertension artérielle

Il est donc, je crois, important de se soucier de notre consommation de sucre non? Mais comment faire quand le sucre est partout?

Et bien, il faut y aller un pas à la fois! Vous pouvez tenter de retirer tous les sucres raffinés de votre maison du jour au lendemain, mais vos chances d’abandonner sont beaucoup plus grandes et vous risquez de faire subir, à vous et vos enfants, des symptômes de sevrage. Rappelez-vous, le sucre est une drogue. En retirant le sucre d’un coup, vous pourriez ressentir :

  • Des sautes d’humeur
  • Des maux de tête
  • Des nausées
  • Un sentiment de brouillard mental
  • Agressivité
  • Palpitation
  • Sueur
  • Hypoglycémie
  • Crise d’angoisse
  • Dépression

Je vous encourage donc à la prudence et au retrait progressif. Ici nous avons tous simplement terminé les produits contenant du sucre disponible en remplaçant au fur et à mesure par des produits ne contenant que des sucres non raffinés. Je ne vous mentirai pas sur le fait que je dois cuisiner beaucoup plus qu’avant, mais il suffit de s’organiser et on réussit à s’en sortir sans trop de mal !

Alors, maintenant c’est bien beau, mais par quoi on
remplace le fameux sucre blanc?

Il y a plusieurs options disponibles sur le marché alors les voici et comment les utiliser pour substituer :

  1. Le miel et le sirop d’érable
    Les options les plus naturelles qui sont d’ailleurs celles que j’utilise personnellement. Par contre, il ne faut pas croire que l’on peut remplacer le sucre par une quantité égale (sauf dans les recettes salées où là, en général, on remplace par la même quantité).Quand l’on remplace le sucre par le miel, il est important de baisser la température du four de 25 ° Il faut aussi tenir compte que le miel nuit au levage quand il y en a une trop grande quantité. Donc si votre recette contient beaucoup de sucre, vous êtes peut-être mieux de trouver une recette semblable qui soit déjà sans sucre ou qui en contient moins. 😉

    Pour remplacer 1 tasse de sucre par du miel, vous devez utiliser ¾ de tasse, mais vous devez également soustraire 3 cuillères à soupe (45 ml) de liquide de votre préparation

    Pour remplacer 1 tasse de sucre par du sirop d’érable, par 100ml (soit 1/3 de tasse plus 4 c. thé)

  2. Le sucre complet (pas toujours facile à trouver au Québec)
    Le sucre complet est du sucre de canne cristallisé allant conserver une partie de sa mélasse donc contenant 50 fois plus de sels minéraux, 80 fois plus e fer et 10 fois plus de calcium que le sucre blanc en plus de contenir des enzymes, des vitamines et des minéraux! On peut remplacer par une quantité égale, mais son pouvoir sucrant étant supérieur vous aurez peut-être à diminuer un peu les doses.
  3. La mélasse noire (mélasse non raffinée)
    Liquide noir et épais extrait de la canne à sucre ou de la betterave, la mélasse non raffinée est riche en oligo-éléments, en calcium, en fer et en magnésium. De plus comme son pouvoir sucrant est supérieur au sucre blanc et que son gout est prononcé, vous préfèrerez peut-être diminuer naturellement la quantité de sucre de votre recette. ;)Pour remplacer 1 tasse de sucre blanc, prenez une quantité équivalente de mélasse noire, mais diminuer de ¼ tasse les liquides et augmenter de ¼ tasse les solides de votre recette. Vous devrez aussi ajouter 1 cuillère à thé de bicarbonate de soude.
  4. La purée de dattes
    Je crois que tout le monde connait maintenant Madame Labriski et ses galettes? Si vous ne connaissez pas honnêtement courez vous acheter se livre :O ! En plus d’être complètement naturel, les dattes sont riches en fibre, en antioxydant, en vitamine et minéraux. Pour préparer votre purée de datte, simplement faire tremper des dattes séchées dénoyautées dans de l’eau fraiche pour 8h avant de passer au mélangeur! On remplace le sucre blanc en quantité égale et le tour est joué. Notez que le résultat sera naturellement plus foncer mais tellement bon!
  5. Le sucre de coco et sucre de canne
    Deux sucres qui se ressemblent. Ils sont personnellement mon dernier choix, ou le choix d’exception devrais-je dire. Je ne les utilise pas personnellement dans ma maison, mais je nous permets la consommation de produits en contenant. Ils sont des meilleurs choix que les sucres raffinés, car ils contiennent encore des nutriments intéressants. De plus, il est facile de les prendre pour remplacer le sucre, car ils sont sous le même format et se remplacent en part égale.

Il existe plusieurs autres types de remplacement pour le sucre : stévia, xylitol, sirop de riz, sirop d’agave et bien plus. Ses options se situent un peu entre les deux (raffiné et non-raffiné), sur une ligne un peu floue, j’ai donc fait le choix de ne pas élaborer sur ces variétés dans cet article. Vous pourrez facilement trouver plus d’informations sur internet si jamais vous vous questionnez. Personnellement, nous avons opté pour les sucres les plus naturels possible. Nous avons commencé par le sucre de canne et maintenant j’utilise seulement la purée de dattes, la mélasse noire, le miel et le sirop d’érable.

Je crois qu’il est temps de reprendre le contrôle sur notre santé et sur ce que l’on ingère, car notre corps est une machine complexe et un mauvais carburant y peut faire des dommages…  Lentement mais sournoisement…

En remplaçant les sucres raffinés dans votre alimentation, vous montrerez la bonne voie à suivre à vos enfants avec de saines habitudes de vies. Vous diminuerez vos chances de finir vos jours prématurément suite à un trouble cardiaque ou un diabète et pourrez augmenter votre bien-être général grâce à une alimentation plus saine!

Voici aussi quelques lectures intéressantes, si tu désires approfondir tes connaissances 🙂

En anglais : 
Eggs Don’t Cause Heart Attacks — Sugar Does (article)
http://drhyman.com/blog/2014/02/07/eggs-dont-cause-heart-attacks-sugar/

En français :
Le livre de la nutritionniste-diététiste Catherine Lefebvre, intitulé « Sucre : vérités et conséquences »
L’article illustré du fameux Pharmachien : 5 mauvais conseils sur le sucre
La consommation de sucre et la santé de l’Institut national de la santé publique du Québec​​​​​​​

J’espère que ces petites lectures t’aiderons à te faire ta propre opinion 🙂

Source :
https://www.inspq.qc.ca/sites/default/files/publications/2236_consommation_sucre_sante_0.pdf

Le gras, une source d’énergie vitale pour le cerveau!

On parle souvent du calcium comme étant essentiel au bon développement des enfants, mais on oublie souvent l’élément le plus important : le gras.

Le cerveau est constitué de plus de 60% de gras de plusieurs types, ils sont donc clairement indispensables au bon fonctionnement de ce précieux organe!

Au cours du 3e trimestre et des 5 premières années de votre enfant, le gras est un facteur essentiel au bon développement du cerveau de votre enfant. La prématurité, qui empêche généralement bébé de naître avec un poids suffisant pour avoir de bonnes réserves de gras, augmente les risques de retard neurologique.

À la naissance, le cerveau pèse environ 11% du poids corporel total.

À lui seul, le cerveau consommera plus de 74% des apports énergétiques de votre nourrisson. Ayant principalement besoin de gras afin de bien fonctionner, le lait maternel convient très bien au besoin de bébé. Par contre, les réserves d’oméga 3 de bébé s’épuisant au bout de 3 mois, la mère doit faire attention d’en consommer suffisamment afin que son bébé puisse refaire ses réserves.

Les oméga-3 forment la membrane de chaque cellule cérébrale. Une carence peut donc nuire à la communication cellulaire. Comme le corps ne peut pas lui-même créer des oméga-3, il est important que l’alimentation en contienne suffisamment, on parle de 2,7g d’oméga-3 par jour. À long terme, les chercheurs ont prouvé qu’une carence en oméga-3 serait liée aux maladies neurologiques avec composante inflammatoire comme l’Alzheimer, le parkinson ou même, certains types de dépression.

Il est aussi important de noter que l’équilibre entre oméga-3 et oméga-6 est important.

Une trop forte consommation d’oméga-6 rend moins fluide le sang et risque d’entraîner des problèmes inflammatoires et des risques de cancer et d’infarctus. Et comme notre alimentation nord-américaine est très riche en oméga-6, les oméga-3 sont donc primordiaux. Nous ne devrions pas consommer plus de 9g d’oméga-6 par jours.

Les aliments riches en oméga 3 sont :
le foie de morue (ou l’huile de foie de morue), l’huile de canola (aussi appelé huile de colza), les graines ainsi que l’huile de lin, les poissons gras (saumon, truite, thon, sardine, etc.), les noix et fruits à coque, les œufs et la viande d’animaux élever en plein air.

Les aliments riches en oméga-6 sont :
Les graines, l’huile et le beurre de tournesol, les noix ainsi que leur huile, l’huile de carthame à plus de 70% acide linoléique, l’huile de pépin de raisin, les graines, l’huile et le beurre de sésame, l’huile de maïs, l’huile de soya ainsi que les graines, l’huile et le beurre de graines de citrouille.

Comme le cerveau termine son développement seulement à 25 ans, il est important de maintenir une alimentation saine et riche en bons gras afin que celui-ci puisse être exploité à son plein potentiel!

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