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Progression des textures dans l’introduction des aliments chez le nourrisson

L’âge recommandé par l’ordre des médecin et l’OMS pour introduire les aliments complémentaires est de 6 mois.

Le rythme de croissance et les besoins de chaque bébé sont différents, certains bébés peuvent avoir besoin de manger plus tôt ou même plus tard. Attention par contre, aucun aliment ne devrait être offert avant 4 mois car bébé n’est pas prêt physiquement à manger :

  • sa production de salive n’est pas suffisante;
  • il n’a pas suffisamment d’enzymes digestives;
  • ses reins ne tolèrent pas les grandes quantités de protéines;
  • l’immaturité de son système immunitaire augmente les risquent d’allergies alimentaires.

Quand bébé est-il prêt à manger ?

Notre article complet sur le sujet pourra te guider afin de savoir si ton coco est prêt à débuter l’introduction des aliments. Pour nos petits prématurés, l’introduction des aliments se fait de la même façon que chez les bébés nés à terme en utilisant l’âge corrigé plutôt que l’âge réel.

Dans l’idéal, on choisi un moment ou bébé est en forme, de bonne humeur et qu’il n’a pas de rhume, qu’il ne perce pas des dents ou tout autre problème de santé XYZ. Plus utopique à partir de 8 mois, moment où les dents sont plus active et où l’enfants commencera à s’exposer à plus de virus (bébé se déplace et met tout dans sa bouche, miam miam), il faut donc souvent faire au mieux. c’est pourquoi le journal de bord alimentaire sera ton meilleur ami pour t’aider à y voir clair.

Comment mettre en place la diversification alimentaire ?

Certains recommandent d’offrir le lait avant les aliments jusqu’à environ 7 mois environ. D’autres disent que le lait peut être offert avant ou même partagé en deux. Peut importe,  tant que la consommation d’aliments solides ne réduise pas la quantité de lait maternel, cela n’a pas vraiment d’importance. On alimente toujours bébé à la demande, l’horaire stricte peut se mettre en place entre 9 et 12 mois.

Un bébé a souvent besoin de plusieurs jours pour apprécier un nouvel aliment. Il est important de continuer de les offrir régulièrement, sans jamais forcer l’enfant à en manger ni à y goûter. Plus il se familiarisera avec cet aliment, plus il sera porter à y goûter. Si bébé refuse toujours de manger un aliment après plusieurs essais, on prend un pause et on reprend plus tard. Il acceptera peut-être d’y goûter quelques semaines plus tard quand ses goûts auront évolués. Il est aussi possible de l’offrir sous une autre forme.

Généralement on débute par de petite quantité en première moitié de journée. On évite de donner un nouvel aliment le soir en cas de réaction allergique, on préfère pouvoir observer les réactions de bébé. Il est primordiale d’écouter l’appétit de bébé ! Il est facile de suralimenter notre bébé à la cuillère, c’est pourquoi on commence par de plus petite quantité, et on augmente progressivement.

Les textures, importantes rapidement !

Un point dont on ne parle pas assez souvent quand on parle d’introduction des aliments avec les purées, c’est qu’il est PRIMORDIALE de faire l’introduction des différentes textures en même temps que les aliments ! Un bébé qui mange des purées lisse durant 2 mois aura beaucoup plus de chance de développer un trouble de l’oralité lié au texture (et, fait vécu avec mon premier, c’est vraiment pas évident). Il faut donc rapidement passer des purées lisses, à celles faites à la fourchette puis au grossièrement haché. Quand bébé aura la dextérité nécessaire, vous pouvez passer au petits morceaux d’aliments (vers 8 ou 9 mois).

L’étouffement et le réflexe gag

Fini les purées et début des morceaux, plusieurs parents ont peur que leur enfant s’étouffe. Peur tout à fait légitime (que j’ai encore avec mes enfants de 9,7 et 5 XD ), le plus important est de savoir quoi faire afin de ce rassurer. Il existe de petits cours, disponible dans les CLSC et organismes familles, souvent cela permet de te sécuriser, surtout au premier.

Sache toutefois que bébé est généralement prêt pour les morceaux lorsqu’il est capable de porter des choses à sa bouche. Le réflexe nauséeux (gag) protège aussi bébé des étouffements. Si des aliments vont trop loin dans sa bouche, le reflexe gag permet de les ramener vers l’avant. Lorsque le réflexe nauséeux se déclenche, bébé semble avoir un haut-le-cœur, mais c’est tout à fait normal. Il est important de ne pas paniquer ou exprimer de la peur pour ne pas créer du stress à l’enfant.

Pour diminuer les risques d’étouffement, il est préférable d’éviter de lui offrir des aliments tel que :

  • des fruits/légumes avec pelure mince non pelés;
  • mie de pain non grillé;
  • des raisins et tomates cerises entiers;
  • des légumes/fruits crus durs (ex. : carotte, céleri, navet, pomme);
  • des aliments crus ou pas assez cuits (ex. : oeuf, viande, poisson);
  • des saucisses en rondelles ;
  • des arachides entières;
  • des noix entières;
  • des aliments ronds, durs ou collants;
  • des raisins/canneberges/bleuets secs;

Progression et recettes

Nous avons déjà un article complet sur les 4 premières étapes d’introduction des aliments mais ici nous allons les séparés par texture et ajouter la suite !

Évidemment que les premiers aliments seront en purée lisse, par contre, les aliments tel que la courge et la patate douce, peuvent rapidement être offert simplement écraser à la fourchette. La carotte, le panais et le céleri rave peuvent être offert râpés après quelques semaines.

 

 

 

 

Pour ce qui est de l’étape 2, il est assez difficile d’offrir le kale et les épinard autrement que hachés ou en purée et comme les beurres sont des beurres, la question ne se pose pas vraiment pour l’étape 2

 

 

 

 

L’étape 3, cela dépendra de où bébé est rendu mais il est parfaitement possible d’offrir ses aliments en purée grossière à la fourchette ou même en morceau. Par contre, si tu introduis un aliments de chaque catégorie à la fois (un aliment de l’étape 1, puis un de l’étape 2, etc), bébé risque d’être encore au stade de purée lisse à ce stade 😉 . Il est important de faire les purées de fruits avec des fruits cuits à vapeur très douce afin de réduire le syndrome d’allergie oral et concerver la vitamine C.

 

 

Pour ce qui est de l’étape 4, tout comme l’étape 3, la texture dépendra beaucoup de votre technique d’introduction. Si vous introduisez un aliment de chaque étape à la fois, vous serez encore en mode purée lors de l’introduction du premier aliment de cette catégorie. Toutefois, si vous avez introduit 8 à 10 aliments en débutant cette étape, vous devriez être rendu à la viande haché ou même aux lentilles écrasées grossièrement à la fourchette.

 

Il est crucial d’offrir rapidement une variété de textures à votre bébé pour favoriser le développement de ses capacités alimentaires. Commencez par des purées lisses, puis évoluez vers des textures plus grossières et des petits morceaux d’aliments vers l’âge de 8 à 9 mois.

Enfin, soyez conscient des risques d’étouffement et familiarisez-vous avec les gestes de premiers secours en cas d’urgence. Évitez certains aliments potentiellement dangereux pour les jeunes enfants et surveillez toujours votre bébé pendant les repas.

En suivant ces recommandations et en adaptant la progression des textures à l’âge et aux besoins de votre bébé, vous contribuerez à favoriser une alimentation saine et diversifiée dès son plus jeune âge.

Sources :
https://naitreetgrandir.com/fr/etape/0_12_mois/alimentation/aliments-complementaires-puree/

https://naitreetgrandir.com/fr/etape/0_12_mois/alimentation/naitre-grandir-bebe-introduction-aliment-solide-complementaire/

https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/infant-and-young-child-feeding

 

Diminuer le gaspillage alimentaire au minimum ! Voici ce que je compte faire pour y arriver <3

Opération Zéro Gaspillage

Les coûts alimentaires sont en constante hausse et la perspective d’une facture d’épicerie plus élevée est inévitable. Au lieu de grogner à la caisse, voici quelques conseils pour économiser.

1 – Valorisez les Carcasses de Viandes

Ne sous-estimez pas la valeur des carcasses de viandes, comme les restes d’un poulet rôti ou l’os d’un jambon. Au lieu de les jeter, préparez un bouillon maison, riche en saveurs et en nutriments. Ajoutez des retailles de légumes (voir astuce #2) pour obtenir un bouillon gratuit, sans additifs. Si la cuisson sur l’os n’est pas votre préférence, achetez des carcasses chez le boucher, une option économique comparée aux bouillons du supermarché.

2 – Utilisez les Retailles de Légumes

Ne gaspillez plus les bouts de légumes ! Conservez-les au congélateur, qu’il s’agisse d’oignons, de carottes, de céleri, de poireau, de tomate, d’ail, de champignons, ou de poivron. Déposez-les dans un grand sac de congélation et accumulez-les au fur et à mesure de vos recettes. Lorsque vous préparez votre bouillon, ajoutez-les à la carcasse et laissez mijoter.

3 – Des Souples aux Pieds de Choux

Transformez les parties souvent négligées comme le pied de brocoli, le cœur de chou-fleur, ou le cœur de chou vert en une soupe délicieuse. Mélangez-les avec d’autres légumes pour créer une crème savoureuse. Vous pouvez aussi les couper en frites et les rôtir avec d’autre légume.

4 – Chips de Pelures

Les épluchures de patates et de carottes peuvent devenir de délicieuses chips maison. Assaisonnez-les avec de l’huile, du sel, et des épices, et vous obtiendrez des chips gratuites et non frites.

5 – Transformez en Compote

N’abandonnez pas les fruits et légumes un peu fanés dans votre réfrigérateur ! Transformez-les en compotes ou en potages, évitant ainsi tout gaspillage. Les potages et compotes peuvent etre congelés ou même cannés si vous avez un autoclave.

6 – Réutilisez les Restes

Apprenez à réutiliser les restes pour éviter le gaspillage. Les restes de saumon et de patates peuvent devenir de délicieuses croquettes. Un reste de pâte de tomate, une pâte à pizza et tout ce qui s’accumule au frigo comme légumes ou protéine, un peu de faux-mage et le tour est jouer.

7 – Compostez

Le compostage est simple et efficace pour réduire les déchets alimentaires. La ville offre maintenant le petit bac gris avec ses sacs mauves pour les déchets alimentaires. Présentez-vous à votre bureau d’arrondissement pour avoir le votre.

8 – Planifiez Votre Alimentation

La planification du menu de la semaine est essentielle pour éviter les achats impulsifs. Faites une liste et suivez-la rigoureusement, en évitant les pièges des supermarchés. Planifiez et économisez ! prévoyer un budget pour les achats non-périssable ou pour la congélation en spéciaux.

L’introduction des aliments quand bébé souffre d’allergies et intolérances

L’introduction des aliments est une période importante et stressante pour les mamans. C’est tout à fait normal que tu te sentes légèrement angoissée, surtout avec un bébé qui souffre d’allergies, d’intolérances, de reflux, de «coliques», etc.

Souvent, les professionnels de la santé recommandent les céréales pour bébé enrichies en fer. Mais que faire quand elle ne passe pas? Problème fréquent chez les enfants ayant le système digestif inflammé…

Comment on procède?

Dans l’idéal, on consulte un(e) nutritionniste, pédiatre ou médecin de famille. Mais dans le cas de figure où votre rendez-vous arrive trop tard (vive les délais du système de santé), voici quelques conseils qui pourront t’aider à débuter en attendant ton rendez-vous.

Tout d’abord, la recommandation officielle est d’introduire les aliments riche en fer le plus tôt possible (d’où la recommandation des céréales de bébé enrichie en fer). Il n’y a plus d’ordre d’introduction des aliments rigide comme il y a quelques années. Il est simplement important d’introduire les aliments riches en fer ainsi que les allergènes rapidement dans le processus d’introduction.

Mais que faire quand les céréales ne passe pas?

Souvent recommandé comme premier aliments, il arrive assez souvent que cela ne passe pas chez nos patits cocos intolérants ou allergiques. Il n’y a pas de consensus officiel sur la question de savoir quoi introduire dans l’option qu’il n’y a aucune céréales qui passent. Certains recommandent la viande en premier mais encore une fois, pour un système digestif qui n’a jamais ingéré autre chose que du lait… Pas nécessairement la meilleure idée!

Alors, encore une fois, on fait quoi?

J’ai élaboré un petit tableau selon les conseils des différents professionnels que j’ai consulté afin de te donner une petite base pour débuter ton introduction du bon pied.

Note bien que cela ne remplace en rien l’avis d’un professionnel de la santé! Il est toujours important de consulter en cas de doutes.

Donc débutons par l’étape 1 : les légumes sucrés

Pourquoi est-ce que l’on débute par des légumes sucrés ? Car le lait maternel est très sucré an goût! En débutant par les légumes sucrés, les chances que bébé accepte l’alimentation sont plus grandes et l’apprivoisement de l’alimentation sera plus facile. Les légumes sucrés passe généralement bien aussi au niveau intolérance (TOUT peut causer une réaction donc oui, bébé peut être intolérant à la courge, aux carottes ou à la patate douce!).

On parle de :

  • Carotte
  • Courge
  • Patate douce
  • Panais

Ensuite? Étape 2 : le fer végétale!

Le fer végétal est moins bien absorbé, je le sais. Mais il est plus facile à digérer! Et l’étape 3 viendra maximiser l’absorption de ce fer végétal avec la vitamine C.

Pour l’étape 2, on parle de :

  • Épinard
  • Kale
  • Bette à carde
  • Beurre de graine de tournesol
  • Beurre de graine de citrouille

Pour ce qui est des légumes feuilles, il suffit de les blanchir à la vapeur avant de les réduire en purée.

Étape 3 : la vitamine C pour maximiser l’apport en fer

La vitamine C est une vitamine fragile à l’oxydation et la chaleur. Elle est détruite à plus de 60 degré Celsius. Donc, en plus de choisir des aliments riches en vitamine C, il faut les cuire doucement à basse température (à vapeur douce par exemple).

Et pourquoi pas cru, ce serait pas plus simple?

Le problème est que les aliments crus nous expose au syndrome d’allergies orales qui crée de l’urticaire et autres symptômes mais seulement durant 20 à 45 minutes. Cela fait pensé à une allergie et on cesse d’offrir l’aliment à l’enfant. Le fait de cuire les aliments détruit la protéine causant le dit syndrome ce qui évite les «fausses» allergies.

Donc, on choisi :

  • Fraise
  • Framboise
  • Mangue
  • Cantaloup

Étape 4 : les protéines

Le fer des protéines animales est celui qui est le mieux absorbé. Il ce peut aussi que vous ayez fait le choix de véganisme ou végétarisme pour votre famille. Dans ce cas de figure, même si elles sont difficiles à digérer, les légumineuses sont la meilleures option. Il faut toutefois les préparer afin de les rendre plus digeste pour bébé! Les légumineuses doivent être trempées 24h dans l’eau salée. On change l’eau toute les 6h. On cuit ensuite les légumineuses à la vapeur.

Les aliments à privilégier :

  • Viande chevaline
  • Viande sauvage (orignal, cerf, chevreuil, wapiti, sanglier)
  • Lentilles

Avec cette petite base, il vous sera possible d’introduire les aliment de ton choix!

Si tu as d’autres questions, n’hésites pas à commenter cet article.

La DME et les purées : deux approches pour nourrir bébé en toute sérénité

Il y a quelques années, la diversification alimentaire pour bébé, autre que les traditionnelles purées, était considérée comme inhabituelle. De nos jours, l’introduction des aliments solides directement, sans passer par les purées, gagne en popularité. Cependant, la méthode traditionnelle des purées reste la plus courante, bien que la Diversification Menée par l’Enfant (DME) soit clairement en progression depuis les cinq dernières années.

Les mamans peuvent ressentir de l’angoisse lors de l’introduction des aliments, surtout si leur bébé souffre d’allergies, d’intolérances, de reflux ou de coliques.

Souvent, les professionnels de la santé recommandent de commencer par les céréales enrichies en fer pour les bébés. Cependant, que faire lorsque cela ne fonctionne pas, ce qui est fréquent chez les bébés ayant un système digestif sensible?

Idéalement, il est recommandé de consulter un professionnel de la santé pour obtenir des conseils sur l’alimentation de votre bébé. Cependant, si le rendez-vous se fait attendre en raison des délais du système de santé, voici quelques conseils pour bien débuter en attendant la consultation.

Il est important de noter que la DME et les purées ne sont pas mutuellement exclusives, et chaque approche a ses avantages.

Santé Canada recommande l’introduction d’une variété de textures douces, allant des aliments grumeleux aux purées, à partir de six mois. Il est essentiel de commencer par des purées de texture variable, puis de progresser rapidement vers des aliments plus texturés que le bébé peut découvrir en les manipulant. Rester trop longtemp au stade de purée lisse peut provoquer un trouble sensoriel au niveau des textures des aliments.

La DME, ou Diversification Menée par l’Enfant, est une approche qui consiste à permettre à l’enfant de s’alimenter lui-même dès l’âge de six mois en lui offrant des morceaux d’aliments dès le début. Cette approche met l’accent sur l’autonomie du bébé. La DME a vu le jour en 2002 lorsque l’âge recommandé pour l’introduction des aliments complémentaires est passé à six mois. Avant cette date, on recommandait généralement de commencer la diversification alimentaire vers quatre mois.

La DME ne supprime pas la possibilité d’offrir des purées au bébé, mais elle privilégie une approche où le bébé est encouragé à manger seul.

Il est courant que des bébés refusent catégoriquement les purées, c’est pourquoi la DME peut être une option précieuse pour les parents. Des études montrent qu’il n’y a pas plus de risques d’étouffement avec la DME par rapport à l’approche traditionnelle, à condition que la taille, la forme et la texture des aliments soient appropriées. Toutefois, il est essentiel de se renseigner correctement avant de choisir cette méthode. De plus, si votre bébé a des allergies, vous devrez présenter le même aliment pendant plusieurs jours pour valider la présence d’allergies, ce qui peut être plus difficile avec la DME.

Cependant, il est important de noter que la DME ne convient pas à toutes les familles, en particulier si vous êtes très préoccupé par le risque d’étouffement.

Il est recommandé de consulter un professionnel de la santé, de suivre des ateliers ou de lire des documents appropriés et de suivre une formation sur le désencombrement des voies respiratoires avant de vous lancer dans l’aventure de la DME.

En fin de compte, il n’y a pas de méthode meilleure que l’autre.

Le choix entre les purées et la DME dépend des besoins de votre bébé et de votre propre confort. Ce qui importe le plus, c’est de nourrir votre enfant en étant attentif à ses signaux de faim et de satiété, peu importe la méthode que vous choisissez. Les purées et la DME sont simplement deux approches différentes pour atteindre le même objectif, à savoir nourrir votre bébé vers l’âge d’un an avec différents niveaux d’autonomie, tout comme la conduite automatique et manuelle sont deux façons différentes de se rendre d’un point A à un point B.

Sources :

https://naitreetgrandir.com/fr/etape/0_12_mois/alimentation/fiche.aspx?doc=alimentation-autonome

Savoir quand bébé est prêt à manger solide : les signes à observer !

L’excitation de voir son bébé grandir et passer à une alimentation solide est incomparable. Cependant, il est crucial de repérer les signes indiquant que bébé est prêt pour cette nouvelle étape.

Alors, comment savoir si c’est le bon moment ?

Le premier indicateur majeur est la disparition du réflexe de protrusion, ce geste instinctif qui consiste à repousser la nourriture avec la langue pour éviter tout risque d’étouffement. Ce réflexe s’estompe généralement entre 5 et 6 mois, et il est essentiel pour permettre l’introduction de différentes textures avant l’âge de 8 mois, afin d’éviter des problèmes liés aux texture dans l’alimentation.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les signaux tels que l’intérêt de bébé pour vos repas ou le suivi des aliments des yeux ne sont pas des indicateurs fiables que bébé est prêt à manger. Ces comportements sont simplement une expression de curiosité et d’imitation.

Il est crucial d’être attentif à d’autres signes plus significatifs. Si bébé rapproche ses tétées, devient grincheux, ralentit sa prise de poids malgré une augmentation de son appétit, cela pourrait indiquer qu’il est temps d’introduire des aliments solides. Cela arrive généralement entre 5 et 7 mois, bien que chaque enfant soit unique.

La capacité de bébé à se tenir assis sans support est un facteur essentiel, notamment pour les bébés souffrant de reflux. Cela signifie qu’il possède le tonus musculaire nécessaire pour réduire les risques d’étouffement, et c’est particulièrement important si vous envisagez la DME (diversification menée par l’enfant).

La salivation, un élément souvent sous-estimé, joue également un rôle essentiel dans la digestion de bébé. Elle contient des enzymes digestives et aide à acidifier l’estomac pour une meilleure absorption des nutriments. La transition vers les aliments solides doit compléter l’allaitement ou les préparations, car le lait reste la source principale de nutrition jusqu’à environ 12 mois.

Finalement, la motricité fine de bébé, c’est-à-dire sa capacité à porter des objets à sa bouche, facilite son autonomie alimentaire, que vous optiez pour la DME ou les purées. Encouragez-le à explorer, même si cela signifie quelques dégâts. Laissez-lui de l’espace pour apprendre à écouter sa faim et à gérer sa satiété.

En résumé, soyez attentif à ces signaux clés pour déterminer quand bébé est prêt à découvrir les délices de la nourriture solide. Cette nouvelle aventure doit être guidée par ses besoins et son rythme, quelle que soit l’approche que vous choisissez.

Vous êtes prêt à passer à l’étape suivante de la croissance de Bébé ?

L'Anaphylaxie : une réaction allergique sévère à connaitre pour sauver des vies

L’Anaphylaxie : une réaction allergique sévère à connaitre pour sauver des vies

Une réaction allergique sévère, appelée « anaphylaxie », est une réaction qui survient chez les personne souffrant d’allergie dites anaphylactives. L’organisme réagit excessivement à l’allergènes en libérant des substances chimiques pour se protéger. Dans les cas sévères, cette réaction provoque des symptômes qui peuvent être mortels.

Parfois, l’origine d’une anaphylaxie n’est jamais trouvée.
Le terme médical pour ce phénomène est l’anaphylaxie idiopathique.

Quand une personne atteinte d’une allergie anaphylactique est exposée à un allergène, son système immunitaire devient hyperactif. L’organisme produit des substances (par ex. : l’histamine) destinées à protéger le corps contre un envahisseur étranger. Mais elles s’activent beaucoup trop, provoquant une enflure de la gorge et la dilatation des vaisseaux sanguins dont les parois laissent passer des liquides. Cette réaction mène aux symptômes de l’anaphylaxie et est susceptible de mettre la vie en jeu.

Les personnes atteintes d’asthme, d’allergies saisonnières ou d’eczéma courent un plus grand risque d’anaphylaxie.

Bien que l’anaphylaxie soit un phénomène rare, elle peut toucher des personnes de tout âge. Ni l’origine ethnique ni la situation géographique n’influe sur le risque d’anaphylaxie. Tout le monde peut développer des allergies à tout moment de sa vie!

La gravité des réactions antérieures ne permet pas de prédire la gravité des réactions futures. Autrement dit, les prochaines réactions pourraient être semblables, moins sévères ou plus sévères que celles qui les ont précédées. Environ 1 personne sur 5 décédée à la suite d’une réaction allergique à un aliment ou à un insecte n’avait jamais subi de réaction allergique sévère auparavant.

Parmi les symptômes les plus communs d’anaphylaxie, on retrouve :

  • une boursouflure du visage et une enflure de la gorge;
  • des nausées, des crampes, une diarrhée ou des vomissements;
  • une pression artérielle dangereusement basse, des étourdissements, des sueurs et une syncope;
  • une respiration sifflante ou une difficulté respiratoire;
  • de l’urticaire. -des bouffées de chaleur;
  • des crises convulsives;
  • une démangeaison;
  • une douleur thoracique;
  • des maux de tête.

Si tu ressens ou observes des symptômes dans 2 sphères différentes (respiratoire, cutanées, digestive), il faut immédiatement procéder à l’injection d’épinéphrine et se diriger vers les centres médicaux d’urgence. Négligée, l’anaphylaxie peut être mortelle. La mort survient habituellement en raison d’un effondrement cardiovasculaire, ce qui signifie que le cœur ne peut apporter au corps l’oxygène dont il a besoin, ou l’œdème laryngé, ce qui signifie que la gorge s’enfle et empêche une inspiration d’oxygène suffisante à la survie.

Les symptômes d’une réaction anaphylactique peuvent parfois se manifester de nouveau à n’importe quel moment dans les 1 à 72 heures qui suivent la crise initiale. C’est ce qu’on appelle une anaphylaxie biphasique, et elle se produit dans environ 20 % des cas. La cause de l’anaphylaxie biphasique reste inconnue, tout comme on ignore également comment prédire le retour des symptômes.

Le diagnostic d’anaphylaxie est basé sur les symptômes.

Le médecin évaluera les symptômes pour écarter certaines autres affections. En général, les réactions anaphylactiques sont plus faciles à reconnaître au moment même où elles se produisent qu’après leur passage. Si l’on n’a pas diagnostiqué l’anaphylaxie pendant la crise, on peut également la diagnostiquer après son passage en ayant recours à des épreuves de laboratoire et à une description de vos symptômes.

La cause de la réaction anaphylactique est souvent évidente – la réaction s’est déclenchée peu après une piqûre d’insecte, l’ingestion d’un certain aliment ou médicament. Si la cause n’est pas évidente, certaines épreuves supplémentaires pourront être faites pour déterminer la cause. Elles consistent à tenir un journal personnel, à subir des tests cutanés et des analyses de sang. Comme l’anaphylaxie est une urgence médicale, on retardera les tests servant à déterminer la cause de la réaction après que celle-ci aura été traitée. L’anaphylaxie nécessite des soins médicaux immédiats.

Si une réaction s’est déclenchée, il faut utiliser son auto-injecteur d’épinéphrine (par ex. EpiPen®, Twinject®) selon les directives du médecin et appelez le 911.

Couchez vous, les jambes surélevées pour combattre les effets de la baisse de pression artérielle pouvant survenir avec la réaction. Quand l’aide médicale arrive, les professionnels de la santé mesureront les signes vitaux (pouls, rythme respiratoire, température et pression artérielle) et verront si besoin d’oxygène ou d’une plus grande quantité d’épinéphrine. L’épinéphrine est donnée pour combattre les effets de la réaction de votre corps à l’allergène. On donne de l’oxygène lorsque vous avez de la difficulté à obtenir suffisamment d’oxygène par la respiration.

Il se peut que plus d’une dose d’épinéphrine soit nécessaire pour combattre la réaction. Il se peut également que l’on reçoive un médicament par inhalation pour ouvrir les voies respiratoires, des antihistaminiques ou des stéroïdes pour atténuer la réaction de votre corps à l’allergène et certains médicaments pour élever votre pression artérielle jusqu’à un niveau sûr (l’anaphylaxie peut faire chuter dangereusement la pression artérielle). Une fois votre réaction traitée, le médecin demandera de rester à l’hôpital pendant une certaine période. C’est une mesure de précaution importante, car la réaction pourrait se manifester de nouveau, 1 heure à 72 heures plus tard (il s’agit d’une anaphylaxie biphasique).

On utilise l’injecteur d’épinéphrine aussitôt que l’on observe des symptômes dans deux sphères!

«Peut contenir», «Peut contenir des traces»… Comment gérer cela quand on vit avec les allergies?

L’utilisation des mises en garde relatives aux allergènes alimentaires sur l’étiquette des aliments préemballés. La politique de Santé Canada visant à renforcer la protection des consommateurs atteints d’allergies alimentaires est basée sur les deux principes directeurs suivants :

  • éviter que les consommateurs sensibles consomment, par inadvertance, des allergènes alimentaires dont la présence n’est pas déclarée;
  • et permettre aux consommateurs allergiques de choisir parmi une variété d’aliments à la fois nutritifs et sans danger pour eux.

Une mise en garde concernant un allergène alimentaire consiste en une déclaration figurant sur l’étiquette d’un aliment préemballé signalant la possibilité d’une présence accidentelle d’un allergène dans l’aliment.

Les fabricants et les importateurs de produits alimentaires sont libres d’intégrer les mises en garde à l’étiquetage, car celles-ci ne comptent pas au nombre des exigences de base relatives aux ingrédients et à la valeur nutritive stipulés dans le Règlement sur les aliments et drogues (RAD) et dans d’autres lois pertinentes. Il n’existe ni exigence réglementaire ni interdiction à l’égard des mentions préventives sur l’étiquette des produits alimentaires.

Cependant, comme toutes les mentions sur les étiquettes, les mises en garde sont régies par l’article 5(1) de la Loi sur les aliments et drogues (LAD). Les mises en garde ont pour objectif :

  1. d’éveiller l’attention des consommateurs sur la présence possible d’un allergène dans un aliment et
  2. d’éviter la consommation des produits où figure une mise en garde par les personnes atteintes d’allergies alimentaires.

La politique de Santé Canada n’est pas normative en ce qui a trait au libellé des mises en garde.

Celle-ci se limite à exiger que de telles mises en garde soient exactes, claires et dénuées d’ambiguïtés. Leur utilisation ne doit pas avoir pour objectif d’éviter l’observation des bonnes pratiques de fabrication. Santé Canada et l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) se sont engagés à revoir la politique en vigueur parce que l’utilisation des mises en garde relatives aux allergènes alimentaires sur l’étiquette des aliments préemballés a connu une augmentation substantielle depuis le milieu des années 1990.

Une variété de mises en garde sont utilisées, dont certaines ne procurent plus de renseignements significatifs sur la présence potentielle d’allergènes dans les aliments préemballés aux consommateurs atteints d’allergies alimentaires. Par conséquent, celles-ci les induisent en erreur quant aux possibilités de la présence d’allergènes de même que quant à leur teneur dans les aliments et aux risques qui y sont associés. Afin d’éclairer et d’appuyer l’élaboration de la politique, le Bureau d’innocuité des produits chimiques (BIPC) de la Direction des aliments s’est associé aux équipes de recherche de l’Université McGill, de l’Université McMaster et des Réseaux de centres d’excellence (AllerGen) ainsi qu’à des associations de consommateurs représentant les Canadiens atteints d’allergies et de sensibilités alimentaires afin d’évaluer les attitudes actuelles des consommateurs canadiens à l’égard de l’étiquetage préventif .

Des enquêtes de même type ont aussi été menées aux États-Unis et au Royaume-Uni où les circonstances générales entourant l’utilisation des mentions préventives sur les étiquettes sont semblables à celles que l’on observe au Canada. En plus de la recherche entreprise, Santé Canada et l’Agence canadienne d’inspection des aliments ont tenu, en 2009 et 2010, des consultations en ligne et en personne à l’échelle du Canada afin d’obtenir la rétroaction d’un vaste éventail d’intervenants et de discuter avec eux des interventions proposées dans le but d’améliorer l’étiquetage préventif relatif aux allergènes alimentaires.

Ces activités de recherche et ces consultations publiques ont toutes confirmé qu’au Canada, les consommateurs allergiques sont d’avis que l’utilisation abusive de l’étiquetage préventif relatif aux allergènes alimentaires par l’industrie fait en sorte qu’ils courent des risques. Ils estiment aussi qu’en raison des nombreuses mises en garde utilisées, il est difficile d’interpréter le degré de risque qu’un produit alimentaire donné comporte pour eux.

Le résultat des consultations indique qu’une vaste majorité d’intervenants préfèrent le recours à une seule mise en garde à l’utilisation de divers libellés préventifs. Santé Canada est d’avis que dans la mesure où les mises en garde relatives aux allergènes sont utilisées correctement, elles demeurent utiles pour l’atténuation des réactions indésirables aux allergènes alimentaires prioritaires. L’étiquetage préventif ne devrait être utilisé que lorsque, malgré l’application de toutes les mesures raisonnables, la présence accidentelle d’allergènes dans les aliments est inévitable. On ne doit pas y avoir recours lorsqu’un allergène ou un ingrédient contenant un allergène y sont ajoutés délibérément. Qui plus est, l’utilisation d’une mise en garde en l’absence d’un risque réel de la présence d’un allergène dans un aliment va à l’encontre de l’objectif du Ministère, lequel consiste à permettre aux consommateurs allergiques d’accéder à une variété d’aliments nutritifs et sans danger pour eux.

La mention peut contenir, est-ce une obligation légale ?

Non. L’inscription des « traces » ne relève pas d’une obligation légale.

Chaque industriel appose la mention sur la base du volontariat, à l’inverse de la présence dans la composition. Si les allergènes ne sont pas clairement notifiés dans la liste des ingrédients, cela signifie que le produit n’en contient pas. Mais les rappels de produits, de plus en plus fréquents, nous obligent à rechercher au-delà de la lecture selon l’aliment et les allergènes à proscrire. En effet, à tout moment les agroalimentaires peuvent modifier leurs recettes en intégrant de nouveaux ingrédients. C’est pourquoi, il est un recommandé de lire systématique les compositions de vos achats, même s’il s’agit d’aliments habituellement consommés. Les allergènes inscrits dans la mention des « traces » ne font « normalement » pas partie de la composition du produit.

Cela indique simplement qu’il a été fabriqué dans un atelier qui les utilise pour d’autres fabrications de produits. Les industriels sont soumis à des règles d’hygiènes très strictes. C’est pourquoi les cuves et réservoirs sont nettoyés entre chaque fabrication. Mais la présence fortuite d’un allergène n’est pas impossible d’où la mention parapluie des traces, l’industriel se prémunit de tout risque.

Diverses inscriptions qui signifient la même chose : À pu être en contact avec d’autres ou des (Fabriqués dans un) ateliers qui manipule ou utilise des Contient des traces de… Contiens des X, et autres allergènes Éventuellement des traces de…. Éventuellement des X, et autres allergènes Existe des traces de… Peut contenir des traces de… Peut contenir X, et autres allergènes Présence (éventuelle) de X, et autres allergènes Présence de traces de… Traces éventuelles de… Traces possibles de… Attention, les traces ne reposent sur aucun texte réglementaire. Lorsque la notification des « traces » n’est pas clairement écrite, il est possible que les allergènes se retrouvent en très faible quantité, voire même en nanoparticule dans le produit.

Alors faut-il qu’il soit expressément écrit « traces » pour pouvoir consommer le produit ?

Si certains industriels affirment que l’indication des « traces » ne relève que d’une simple information, d’autres recommandent vivement aux personnes allergiques de ne pas les consommer. Prenons l’exemple des fruits à coque : lorsqu’un produit stipule qu’il peut contenir des fruits à coque, en clair, c’est la roulette parce que la législation en regroupe 9 soit : Amande, Noisette, Noix, Noix du Brésil, Noix de cajou, Noix de Macadamia, Noix de Pécan, Noix du Queensland, Pistache. Afin de réduire les coûts, certains industriels utilisent des matières premières d’origines étrangères. Du fait d’une provenance et d’une législation incertaine, les industriels ne peuvent garantir que leurs produits n’aient pas été en contact avec les allergènes des ateliers de fabrication étrangers. C’est pourquoi certaines marques se couvrent derrière ces multiples mentions de « traces ».

Les personnes qui ont des allergies alimentaires ne doivent pas prendre à la légère les mises en garde concernant la présence possible de certains allergènes dans les produits vendus au Canada. Par contre, une étude menée par une équipe de l’Université Laval révèle que la grande majorité des produits dont l’emballage porte un avertissement quant à la présence possible de lait ou d’œufs ne contient pas ces allergènes. «Ces avertissements réduisent l’offre alimentaire dont peuvent profiter les personnes qui ont des allergies au lait ou aux œufs», signale la première auteure de l’étude, Emilie Manny.

La doctorante fait partie de l’équipe de la Plateforme d’analyse des risques et d’excellence en réglementation des aliments qui a testé près de 2000 échantillons d’aliments dont l’emballage portait la mention «Peut contenir du lait» ou «Peut contenir des œufs». Ces aliments, tous vendus au Canada, appartenaient à neuf groupes de produits alimentaires, entre autres les mélanges à gâteau ou à biscuits, les produits de boulangerie et de pâtisserie, les bonbons, les céréales et barres tendres, les pâtes, les craquelins, le chocolat et les produits chocolatés.

Les résultats des analyses, qui viennent de paraître dans la revue Food Additives & Contaminants: Part A, ont confirmé la présence de lait dans 257 des 1 125 échantillons testés (23%). Aucun des 111 échantillons de bonbons et aucun des quatre échantillons de pâtes ne contenait de protéines laitières. À l’autre extrémité du spectre, 85% des échantillons de chocolat contenaient des protéines laitières. Ce taux atteint même 93% pour les 36 produits de chocolat noir. «Certaines entreprises peuvent utiliser les mêmes équipements pour le chocolat au lait et le chocolat noir, signale Emilie Manny. Si un système de tuyauterie est utilisé, il est difficile de nettoyer les tuyaux dans lesquels est pompé le chocolat fondu et un nettoyage humide peut entraîner des risques de contamination bactériologique.»

Du côté des œufs, 57 des 840 échantillons testés (7%) se sont révélés positifs. Les céréales et barres tendres, les bonbons, les mélanges à gâteau et à biscuits, le chocolat et les craquelins se situent tous sous la barre du 5%. Les analyses ont aussi révélé que le libellé figurant sur l’emballage, par exemple «Peut contenir du lait», «Peut contenir des ingrédients laitiers» ou «Peut contenir des traces de lait», n’a pas de lien avec la concentration d’allergènes dans le produit. Le même constat vaut pour les œufs. « Nous croyons être en mesure de proposer des valeurs seuils d’allergènes […] qui permettraient aux industries de réduire l’usage de ces mises en garde lorsqu’elles ne sont pas nécessaires. » — Emilie Manny

Au Canada, aucun règlement n’oblige les industries à mentionner la présence possible d’allergènes dans leurs produits. «Elles le font sur une base volontaire, à partir d’une analyse de risque de leurs procédés de production», souligne Emilie Manny. Par contre, considérant que ces allergènes ne sont pas présents dans 77% des produits qui portent une mise en garde pour le lait et dans 93% des produits qui font une mise en garde pour les œufs, la doctorante et les cosignataires de l’étude estiment que ces avertissements sont surutilisés par l’industrie. Évidemment, personne ne blâmera les entreprises de pécher par excès de prudence afin d’assurer la protection des consommateurs.

Par contre, l’offre alimentaire à la disposition des personnes allergiques rétrécit d’autant. «Nous croyons être en mesure de proposer des valeurs seuils d’allergènes, comme celles qui existent pour la qualité bactériologique des aliments par exemple, qui permettraient aux industries de réduire l’usage de ces mises en garde lorsqu’elles ne sont pas nécessaires, avance Emilie Manny. Une partie de mon doctorat porte sur cette question et je crois que nous serons en mesure de bien conseiller l’industrie.»

On a souvent l’impression qu’on ne peut rien manger quand on arrive dans le monde des allergies. Rien de plus normal, on vient de détruire toutes nos habitudes et en plus, on doit tenter de ce démêler dans tous les ingrédients. Les mentions «peut contenir» et «peut contenir des traces» font peur et nous limitent énormément dans les produits auxquels nous avons accès. Comme mentionné plus tôt cette semaine, plusieurs produits contiennent ses mentions, mais relativement peu (selon les allergènes et catégories) sont réellement contaminés.

Alors, quoi faire?

On ne peut pas juste ne pas en prendre compte, car dans plusieurs cas les risques étaient très élevés (plus de 90% dans certaines catégories) alors que faire? Personnellement, je te recommande de contacter les fabricants directement afin de connaitre leur processus de fabrication et de comprendre le pourquoi derrière la mention. Esuite, il te sera possible de calculer le degré de danger réel. Par exemple, un chocolat ayant la mention peut contenir des traces de noix et d’arachides. Est-ce parce que les noix et arachides sont sur la même chaine de production ou seulement dans la même usine? Le risque n’étant clairement pas le même selon la situation. Tu pourras ensuite juger par toi-même si le produit est dangereux pour toi ou ton bébé en fonction du degré de l’allergie.

Sources :

https://nouvelles.ulaval.ca/recherche/lavertissement-peut-contenir-du-lait-ou-des-ufs-surutilise-par-lindustrie-fdbde74529eb598b95a6e985d8e9e018

https://www.association-isallergies51.com/traces-peut-contenir-contient/

https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/aliments-nutrition/etiquetage-aliments/etiquetage-allergenes/utilisation-mises-garde-relatives-allergenes-alimentaires-etiquette-aliments-preemballes.html

Pourquoi un régime à 100% est essentiel en cas d’allergie au lait de vache : les risques des «traces»

Il est courant d’entendre des mamans dire : “J’ai éliminé le lait, la crème, le beurre, le yogourt, et tout ça, mais je ne vérifie pas nécessairement tous les ingrédients partout…”

Certaines le font par choix, lorsqu’elles voient que leur bébé ne se sent pas bien et qu’elles commencent à se renseigner sur leur régime alimentaire. D’autres le font sur les conseils de leur professionnel de la santé. C’est à ce moment que cela devient problématique. La littérature scientifique a depuis longtemps souligné l’importance d’un régime totalement exempt…

Permet-moi de t’expliquer pourquoi le conseil de ne supprimer que le lait pur est inadéquat, même s’il provient d’un professionnel de la santé.

Revenons aux bases, veux-tu bien ?

Lorsque tu consommes un aliment, ses composants se retrouvent dans ton lait jusqu’à ce qu’ils soient éliminés de ton organisme. Tout au long de leur passage dans ton tube digestif, diverses bactéries et enzymes les décomposent. Cette digestion signifie que les composants de l’aliment se retrouvent dans ton sang, et puisque ton lait est produit à partir de ton sang, ces composants se retrouvent dans ton lait.

Bien sûr, la réalité est plus complexe que cette simplification, mais j’essaie de rendre les choses claires. En moyenne, un adulte met de 1 à 7 jours pour éliminer un aliment de son système, en fonction de la vitesse de son transit. Pour illustrer, prenons une durée de 5 jours, qui est une moyenne raisonnable. Ainsi, si tu ingères un aliment une fois, ton bébé y sera exposé à chaque tétée pendant 5 jours. Si ton bébé tète environ toutes les 3 heures, cela représente 8 tétées par jour, soit 40 expositions en tout.

Comprends-tu maintenant pourquoi il est crucial de suivre un régime à 100% ?

Une “trace” pour toi n’est pas qu’une “trace” pour ton bébé. Même si tu décomposes les protéines par ta propre digestion, si ton bébé est sensible au lait, tu devras éliminer complètement le lait de ton alimentation pendant au moins 6 mois. C’est le temps nécessaire pour que le corps “oublie” sa réaction à l’exposition précédente (encore une fois, je simplifie). Tenter de réintroduire ces aliments trop rapidement ou trop fréquemment maintient la réaction allergique.

Attention !

L’allergie aux protéines du lait de vache (PLV) est souvent accompagnée d’une allergie à la protéine bovine (PB) ainsi qu’à l’allergie au soja. Il te revient de décider si tu les élimines un par un ou tous en même temps, en envisageant de les réintroduire un par un lorsque ton bébé se porte mieux.

Guide de réintroduction des aliments pour les allergies retardées chez les bébés : comment procéder en toute sécurité

Bien sûr, cet article ne se substitue en aucun cas à l’avis d’un médecin, d’un allergologue ou d’un autre professionnel de la santé.

UNE CONSULTATION AVEC VOTRE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ EST TOUJOURS NÉCESSAIRE AVANT DE DÉBUTER UN PROCESSUS DE RÉINTRODUCTION PEUT IMPORTE LE NIVEAU D’ALLERGIE (même pour une allergie non iGE ou ce que l’on appel communément une intolérance).
 
Cet article sert de guide pour les mères qui sont confrontées aux allergies retardées (non IgE), en se basant sur les recommandations officielles fournies par les allergologues et les nutritionnistes. C’est différents protocoles peuvent également être trouver en ligne, produits par différent centre hopitalier pour enfants tel que le CHUL ou Sainte-Justine, j’ai simplement consigné l’information dans un seul article. Vous trouverez les protocole complet dans la section source de l’article 🙂
 
Il est toujours essentiel de consulter son professionnel de santé avant d’entamer le processus de réintroduction, en particulier dans les cas de conditions spécifiques (comme le syndrome d’entérocolite induite par les protéines alimentaires, des soupçons d’allergies IgE, ou des réactions antérieures graves). Si jamais votre professionnel de la santé ne vous fournis pas de protocole spécifique mais vous donne le «ok» pour réintroduire et que cela vous stress beaucoup de ne pas avoir de «guide line», voici celles founisent par différents corps de professionnels de la santé qui travavil avec les enfants allergiques.
 

Alors, trève de «blabla», comment on procéde ?

Je vais essayer d’être aussi détaillée que possible pour te faire comprendre comment maximiser tes chances de succès. Encore une fois, il est impératif d’obtenir l’approbation de ton médecin avant de commencer le processus.

Voici les étapes de base pour la protéine bovine:

  1. Glycérine ou gélatine bovine
  2. Vitamine D3 extraite de lanoline
  3. Veau DE GRAINS (pas de lait), le veau de lait sera réintroduit en même temps que les produits laitier seulement
  4. Viande d’agneau, de chèvre et de brebis
  5. Boeuf. Éviter de réintroduire avec une viande hachée qui contient souvent soit des additifs, soit un mélange d’autre viande, sauf si vous faites affaire avec un boucher de confiance!
  6. Bison. Comme c’est plus riche en protéine, plus de chance de réaction, on le garde pour la fin!

Voici les étape de base pour les produits laitiers :

  • Beurre cuit au four. Un gâteau contenant au moins 1/2 tasse de beurre et cuit à minimum 350F pour une durée de 30 minutes ou plus
  • Cuisson au beurre. Cuire des aliments au beurre dans un poêle chaude pour au moins 10 minutes
  • Fromage gratiner cuit au four. Cuisson longue au four tel une lasagne ou une pizza
  • Lait cuit au four (Tu peux débuter par du sans lactose, cela peut faciliter la transition). Muffins, pain ou gâteau contenant au moins 1/4 tasse de lait cuit à 350F au moins 30 minutes
  • Fromage a pâte ferme non cuit. Mozzarella, cheddar, suisse (fromage à pâte ferme)
  • Lait cuit moins longtemps (Crêpe, omelette, biscuits)
  • Yogourt
  • Lait cru

Voici les étapes de base pour le soya:

  1. Lécithine ou glycérine de soya – De nombreux sirops, bonbons, et biscuits en contiennent.
  2. Huile de soya – Économique, tu peux simplement acheter un flacon d’huile de soya.
  3. Soya pur – Évite les yogourts ou boissons qui contiennent plusieurs autres ingrédients, et privilégie les fèves de soya ou le tofu.

Voici les étapes de base pour les oeufs :

  1. Recette de muffins contenant 1 oeuf, cuit au moins 30 minutes
  2. Recette de muffins contenant 2 oeufs, cuit au moins 30 minutes
  3. Nouilles aux oeufs ou gâteau commerciale contenant des oeufs
  4. Oeuf à la coque (bouilli 10 minutes) ou aliments panés avec des oeufs
  5. Crêpe ou pain doré
  6. Oeuf brouillé
  7. Oeuf cru (mayonnaise maison ou oeuf pasteurisé cru dans un smoothie)

Il est essentiel de comprendre qu’à chaque étape, il faut procéder avec prudence.

L’introduction progressive nous permet de fonctionner un peu comme dans le processus de désensibilisation (bien que moins complexe et contrôlé que les procédures de désensibilisation en milieu hospitalier). L’objectif est de réexposer le corps aux protéines inconnues afin qu’il ne les identifie plus comme des ennemis (allergènes). Si tu redonnes simplement du soya à ton enfant qui n’a pas été exposé depuis un certain temps, les risques de réaction sont considérablement plus élevés. Et en cas de réaction, il faudra attendre au moins 6 mois avant de retenter. Il vaut donc mieux faire les choses correctement dès le départ.

Au jour 1, donne 1 cuillère à thé, puis attends…

Si tout se passe bien après le jour 4 (c’est-à-dire, aucun symptôme pendant 3 jours consécutifs après la première ingestion), au jour 5, donne une portion de 2 à 3 cuillères à thé une fois par jour, pour les jours 5, 6 et 7. Ne donne pas l’allergène les jours 8, 9 et 10. Si aucune réaction ne se produit, passe à une portion normale (entre 30 ml et 1/3 tasse environ) pendant 7 jours, c’est-à-dire du jour 11 au jour 18. Introduis ensuite cet aliment dans son alimentation quotidienne pendant un mois sans autre introduction.

Si le jour 1 se passe sans réaction, cela indique que l’intolérance n’est pas très forte.

Cependant, il est encore trop tôt pour crier victoire. En donnant l’allergène pendant 3 jours consécutifs, suivi de 7 jours sans, tu peux détecter des réactions cumulatives qui peuvent survenir après plusieurs ingestions répétées de l’aliment ou après de multiples tétées consécutives contenant l’aliment ingéré par la mère. Les temps d’attente sont nécessaires pour permettre aux réactions de se manifester, car certains bébés réagissent avec un certain délai, parfois jusqu’à 2 ou 3 jours après l’ingestion.

N’introduis jamais l’allergène par le lait maternel, donne-le toujours directement à l’enfant.

En cas de réaction, le lait de maman sera contaminé pendant plusieurs jours, et le fractionnement des protéines via l’allaitement peut fausser les résultats. Nous ne recommandons pas de réintroduire avant l’âge de 12 mois ou après une élimination complète de l’allergène pendant au moins 6 mois. La réintroduction du soya se fait généralement entre les protéines bovines et les protéines du lait de vache, c’est-à-dire entre 12 et 18 mois.

De plus, il est crucial de tenir un journal en période de réintroduction.

Les réactions peuvent survenir plusieurs semaines après la réintroduction, donc négliger la tenue d’un journal reviendrait à se tirer une balle dans le pied.

Sources :

https://allergies-alimentaires.org/wp-content/uploads/2022/05/Echelle-de-lait.pdf

Naitre et grandir, allergie au lait.

https://allergies-alimentaires.org/wp-content/uploads/2022/05/Echelle-doeufs.pdf

 

 

Le moule à muffin, THE king de tout les moules à utiliser sans aucune modération

L’art du moule à muffin, un art que tu te dois de maîtriser si tu te retrouve plonger dans le monde des allergies ! 

Oui oui tu as bien lu!

C’est un petit quelques chose que j’ai découvert avec ma garderie, les enfants adorent manger avec les doigts et même si c’est plus salissant en principe, au final ça l’est moins qu’un enfants de 2 ans qui s’obstine à essayer de manger tout seul avec un cuillère! Et là je sais que c’est important qu’il apprenne à manger avec une cuillère la n’est pas la question… Dans mon combat quotidien entre faire manger des légumes aux enfants, m’obstiner avec l’autre pour qu’il reste assis et le maintient de ma santé mentale (presque) saine, il y a des soirs où l’acquisition de la technique de la cuillère est ledernier de mes soucis!

Et pour ces soir là : l’art du moule à muffin.

Portion parfaite pour les petites mains en quête d’aliment à engloutir, les moules à muffins nous permettent de faire une multitude de plat rapidement et en version «puck» que les enfants adorent. Personnellement, j’utilise des moules en silicone ce qui facilite le démoulage et est génial pour les restes qui vont dans les lunchs des enfants. Voici donc un peu d’inspiration 😉 

#1 mini pain de viande

Recette que je fais sans moule en silicone celle-ci ! Je prends une tranche de bacon que je dépose dans le moule afin de recouvrir le fond, je dépose une boule de mélange à pain de viande (idéalement avec de l’oeuf si tu peux, sinon priorises une viande non congelée afin d’aider à la tenu du pain de viande). Cuire au four à 425 F pour 30 minutes. Retires le gras liquide à mi-cuisson en plaçant une grille sur votre moule à muffin et en égouttant dans un bol – Attention, c’est chaud 😉 . Se congèle !

#2 Mini quiche sans croûte

Parfaite recette vide frigo! Un reste de protéine et un autre de légume. On hache en ti-morceaux avant de mettre dans le fond des moules à muffins (on prends les cup en silionne ou dans le moule graissé. pas de moule en papier! ). Verser dans les moules un mélange à quiche et voilà une façon simple et délicieuse de réutiliser des restes! Pour mon mélange à quiche, je mélange 3 oeuf avec 1 tasse de boisson végétale non sucré  original au choix. Avant de mettre au four, recouvrir de levure nutritionnelle (facultatif mais c’est bon 😛 ) et cuire 35 minutes à 350F. Se congèle !

#3 Casserole de riz, de millet ou de quinoa 

Mélanger 1/2 tasse de riz, quinoa ou millet cuit avec 1 tasse de reste de légumes cuits haché ou de légumes congelés. Ajouter ⅓ tasse de faux-fromage ou un oeuf  avant de diviser dans les moules et cuire 20 minutes à 375 F. Un autre recette parfaite pour passer tes restes que tu es en train d’oublier dans le frigo ;). Se congèle !

#4 Spaghetti ou macaroni

Coupes grossièrement si tu prends des spaghettis histoire que tu te battes pas avec pendant 10 ans pour les rentrer dans le moule mais sinon simplement ajouter ⅓ tasse de faux-fromage par tasse de pâte avant de déposer dans les moules en silicone ou graisser (pas en papier) et de cuire 20 minutes à 375 F! Génial pour les restes de macaroni à la viande, les spaguetti ou pour les mac and cheese sans produits laitiers. Si les faux-mage ne passe pas mais que les oeuf oui, remplace le faux-mage par un oeuf <3

Comme quoi les moules à muffins ne sont pas seulement
fait pour faire des muffins 😉 

Bonne appétit ! 

 

Caché, pas caché… tel est la question ? Et si on trouvait juste un certain équilibre dans tout ça ;)

Les légumes…

Souvent la bête noire des jeunes enfants et rapidement un vrai casse-tête pour maman. Nous savons tous à quel point ils sont importants dans l’alimentation, surtout pour un enfant en pleine croissance mais apparemment, eux, ils en ont rien à battre de bien grandir XD ! 80% des mamans que je connais doivent se battre pour une seule bouché de légumes par repas, principalement entre 2,5 et 5 ans… C’est long ! Et c’est surtout très dangereux pour les carences et les rigidités alimentaires (qui elles, peuvent persister de NOMBREUSES années et que aucuns suppléments ne pourra aider)

Je ne suis pas de celle qui prône le camouflage en temps normal, car il faut savoir que l’enfant peut refuser un aliment 15 à 20 fois avant de vouloir y goûter.

Ensuite, il doit se familiariser avec la saveur de cet aliment ce qui peut prendre, là aussi, 10 à 15 fois. Il est donc important de proposer des légumes aux enfants à chaque repas  afin que celui-ci accepte, un jour, de manger des légumes. Au départ, bien des enfants n’acceptent même pas de garder l’aliment dans l’assiette et le mettront sur la table. Il est alors important de faire comprendre à l’enfant que l’on accepte qu’il ne le mange pas mais qu’il soit accepter de le laisser sur le côté de son assiette.  On encourage toujours l’enfant à manger l’aliment SANS FORCER ! Et surtout, point intéressant que plusieurs oubli : MONTREZ L’EXEMPLE ! C’est le trucs le plus con du monde mais si ton flot te voit jamais manger des légumes, c’est sur que, en partant, tes chances de réussir à lui en faire manger diminues.

On ne force pas oui… Par contre, il est primordial que l’enfant consomme des légumes alors comment on fait?

Je suis pour la combinaison du camouflage et de la présentation non camouflée 😉 .

Je m’explique ! 

J’ADOOOOORE cacher des légumes dans les desserts! C’est mon dada ( en quelque sort XD ) depuis que Tommy à environ 15 mois, moment où il est devenu très rigide au niveau des aliments. Nous avions passer par un trouble des texture qui commençait à s’estomper depuis les 1 an de Tommy mais voila que je devais commencer à me battre pour qu’il accepte les légumes qu’il avait toujours manger avant. Même les patates ne fonctionnaient plus donc je me suis tournée vers le sucré pour qu’il mange quand même quelques légumes. Courge, courgette, avocat, betterave, carotte, kale… Au moins, j’arrivais à lui faire manger un peu de légumes, pour mon cœur de maman c’était mieux que rien !

Maintenant, un peu de théorie 😉

Entre 2 et 5 ans, c’est la période où l’enfant développera les habitudes alimentaires qui le suivront pour la vie. Il est primordial de les aider à développer de saines habitudes en leur présentant des aliments sains et variés. Il faut également savoir qu’il est important de respecter leur appétit. Les enfants savent de façon innée reconnaître leurs signes de satiété, ils savent donc très bien quand ils ont faim ou quand ils sont rassasiés.

Même s’ils sont petits, les enfants ont besoin de beaucoup d’énergie pour passer à travers leur journée. Je te met au défi de suivre ton flot durant 24h ! De courir quand il cour, sauter quand il saute, ramper quand il rampe. Je te confirme que tu en a pour 3 jours a te remettre XD . Il faut leur suggérer au moins 3 repas et 2 à 3 collations par jour afin qu’il consomme suffisamment de nourriture pour combler leur besoin. Leur estomac étant petit, ils mangeront ce dont ils ont besoin en respectant leur appétit plutôt que de devoir se gaver au repas, ce qui peut causer des troubles de la digestion ou encore des troubles au niveau de la gestion de la glycémie, ou encore de manquer de nutriments, ce qui peut causer des carences.

Afin que  les repas se passent le mieux possible, voici quelques suggestions :

  1. Manger en famille dans une ambiance détendue, sans écran ou jouet afin d’éviter les distractions. Vous pouvez mettre de la musique douce en arrière-plan, mais il faut que l’enfant puisse facilement détecter les signes de satiété. Je sais que la télé est hyper pratique pour distraire l’enfant de ce qu’on lui propose (j’en aies 3 quand même 😛 fait longtemps que j’ai compris qu’en avant d’une tv, le cerveau est pas toute là .. ) mais cela ne l’aidera pas à dénouer ses blocages sur les aliments. Il  doit être conscient de ce qu’il mange et en avant d’un écran, c’est à peine s’il se rappel leur nom !
  2. Manger lentement et discuter de sujets agréables, le repas n’est pas l’occasion de régler les conflits. Si l’enfant ne parle pas, on peut jouer. Avec ma garderie, nous adorions jouer durant les repas. Tout le monde avait des ustensiles de différentes couleurs (vive ikéa 😛 ) alors je demandais : « La cuillère de Tommy est quel couleur?» ou encore « qui mange dans une assiette jaune?». C’est simple mais efficace 😉 . Même chose avec les parti du corps. «Il est où le nez, etc?» tant qu’on parle pas de pied en général y’a pas de dégât XD. L’important est que l’ambiance soit agréable <3
  3. Si l’enfant réclame une deuxième assiette, attendre que tout le monde ait presque terminé avant de resservir. Le signal de satiété prend environ 20 minutes à se rendre jusqu’au cerveau. Un enfant qui mangera trop rapidement pourrait alors trop manger. Le fait de le faire patienter lui fera comprendre qu’il a peut être manger trop rapidement. Pour faire patiente quelques minutes après le repas, j’adore les napperons coloriables ! Les enfants peuvent dessiner leur napperon jusqu’à ce que j’ai terminé et que je les resserves s’il le désire toujours.
  4. Le dessert, ainsi que la nourriture en général, ne doit jamais être une récompense. Sinon, l’enfant pourrait associer la nourriture aux récompenses ou conséquences, et ainsi, développer des troubles alimentaires tels que la boulimie ou l’anorexie. L’alimentation est un besoin pas un privilège (dû moins, nous avons la chance de vivre dans un société dans laquelle la nourriture est généralement facile d’accès). Je sais que le chantage aux suçons est facile, j’en ai moi-même abusée XD. Mais je te confirme que c’est pas grâce à ça que j’ai arrêté de me battre avec Tommy pour qu’il mange ses légumes!
  5. il est important de donner l’exemple. Vous ne pouvez pas demander à votre enfant de manger des légumes si vous n’en mangez pas vous-même. Point barre. Rien d’autre à dire XD 
  6. Proposer de nouveaux aliments régulièrement, mais accompagnés d’aliments familiers et ne mettez pas de pression. Il associera alors cet aliment à un sentiment négatif et il sera encore plus dur de le faire accepter. Si après 20 minutes l’enfant n’a toujours rien mangé, retirer simplement son assiette en restant neutre. Même s’ils sautent un repas, si cela reste occasionnel, cela ne nuira pas à son développement. Comme nos mères nous ont toutes dit : « un enfant, ça se laisse pas mourir de faim » !
  7. Nous avons tendance (moi autant que toi) à jouer avec les émotions ou le sentiment de culpabilité des enfants lorsque ceux-ci ne veulent pas manger ce qu’il y a dans leur assiette « Encore quelques bouchées. », « Bravo, tu as tout mangé. », « Si tu es gentil, tu auras des biscuits! » et « Termine tes légumes, si tu veux aller jouer! ». Ceci peut changer la relation de l’enfant avec la nourriture. Le fait qu’un enfant ne termine pas son assiette ne devrait EN AUCUNS CAS être une raison de conséquence et si un dessert à été promis et que l’enfant à manger une portion raisonnable de son assiette, il devrait y avoir accès. Si celui-ci est santé, il n’y a aucune raison de le priver, le dessert devrait être un complément du repas et non un amont de sucre et autres cochonneries.

Quelques trucs pour faciliter les choses : 

Les trempettes sont souvent très appréciées! Les enfants auront tout d’abord tendance à simplement lécher la trempette et c’est normal. Mais dites-vous que c’est la première étape. Il doit quand même mettre le légume dans sa bouche pour savourer sa trempette. Il se familiarise donc tranquillement. Encouragez-le à goûter en croquant le légume. Mangez-en avec lui afin de montrer l’exemple. La guacamole est une trempette nutritive et elle permet de passer l’avocat. Les humus permettent de passer pleins de légumes car il y a des recettes par centaines sur le web (vive Google et Pinterest)

La «finger food» est toujours très populaire auprès des tout petits.

Aussitôt que cela est possible, laisses le manger avec les mains afin qu’il se familiarise avec les textures qui, bien souvent, cause plus de problèmes que la saveur des aliments à proprement parler. C’est salissant mais les bébé faisant de la DME dès le début de leur alimentation ont tendance à avoir beaucoup moins de trouble au niveau des textures et des légumes en générale (mais cela revient souvent vers 2 ans même pour eux -_- ).

Varier les présentations! Présentes les légumes sous différentes formes : julienne, cube, râpé, salade, soupe, purée, cuit, cru, mi- cuit. Comme ça, tu trouveras peut-être une façon que poulet préfère. Ce n’est pas parce que toi tu préfères les carottes crues qu’il en sera de même pour ton coco. 😉 Certains enfants adorent les aliments fermentés ou marinés, alors tentes le coup! Tu seras peut-être surprise <3 

 

Pour un post-allaitement sans produits laitiers – Comment faire la transition ?

Il est important de savoir que si tu souhaites passer aux boissons végétales, il est préférable d’avoir l’appui d’une nutritionniste. Plusieurs mamans le font sans soutient et leurs enfants se portent mieux que sur les PCN (préparation commerciale pour nourrisson). Il est de ta responsabilité de juger si l’alimentation de ton enfant est adéquate pour éviter les problèmes de carences ou de perte de poid.

Un calcul d’apport nutritionnel est NÉCESSAIRE avant toute transition complète et si tu n’es pas capable de le faire toi même tu dois demander le soutien d’un professionnel pour le faire. Toutefois, si bébé est allaité à plus de 50% de son apport quotidien en lait, tu n’as pas à t’en faire, car le lait maternel comblera les besoins de bébé (sauf si ton bébé à une condition de santé spécifique, dans ce cas, toujours se référer aux professionnels qui suivent ton enfant 😉 ). C’est lors de l’arrêt de l’allaitement qu’il faut redoubler de prudence pour le bon développement de bébé car là, le bon lait de maman ne comblera plus les potentielles carences.

Les PCN sont assimilée à seulement 20 ou 30%, et ce, si l’enfant n’y est pas intolérant bien sûr. Un l’enfant ayant des reflux ou des allergies, n’assimilera pas grand-chose, c’est pourquoi, une boisson végétale + l’enrichissement de l’alimentation est souvent la solution optimale (parole de naturo-nutritionniste).

Il n’est pas recommandé de passer à la boisson végétale avant 2 ans, mais dans le cas ou l’allaitement doit être arrêté avant cela (par choix ou obligation), il est possible de donner de la boisson végétale dès 6 mois. Il y a toutefois quelques trucs à prendre en considération ?Entre 6 et 12 mois, la boisson végétale doit être offerte combiné à l’allaitement, pour au moins la moitié des boires de la journée ! Avant tout retrait de l’allaitement, bébé doit manger varié et en bonne quantité. Un calcul d’apport nutritionnel DOIT être fait avant le retrait complet de l’allaitement (avant ses 12 mois), surtout si l’on offre ensuite une boisson végétale plutôt qu’une PCN, car il est vrai qu’aucune boisson végétale ne remplacera l’apport nutritionnel des PCN, jamais.

Maintenant laquelle offrir ? Il y a une multitude de choix mais tous ne s’équivaut pas.

La première qui est souvent recommandée, par les médecins et nutritionnistes, est généralement la boisson de soya dû à son apport en protéine et en gras qui la rend similaire au lait de vache. Toutefois, on sait très bien que c’est TRÈS rare que ça passe, donc les boissons de pois sont une option intéressante niveau apport nutritionnel. Par contre, étant également des légumineuses, c’est beaucoup plus dur à digérer.

Il y a ensuite le lait d’avoine qui contient entre 6 et 4 g de protéines par tasse. À noter que, les enzymes pour la digestion des produits céréaliers arrivent généralement entre 9 et 12 mois, donc si ton coco a été irrité longtemps par les intolérances, il y a plus de chance qu’il ne réagisse pas bien…

Après ça, elles s’équivaut pas mal toute, donc je te recommande de choisir selon l’historique de bébé (bébé réagit-il au riz, à la noix de coco ou aux amandes via allaitement, etc.). Je recommande autour de 1g de protéines, parfois 2. Reste que ce que l’on veut fournir via la boisson végétale : Le calcium et la vitamine D. Ceux-ci proviennent de l’enrichissement (HYPER important de prendre une boisson enrichie), donc peu importe la variété que tu offres à bébé, tu devras compenser pour le gras, les protéines, le calcium et la vitamine D.

Supplémenter en gras = ajouter 15 à 30 ml de BON gras. Et que veut-on dire par bon gras ? Des huiles de première pression à froid ou provenant d’aliments sains, tel que les poissons gras, les avocats ou encore les noix. Notre alimentation étant riche en oméga-6, prioriser les huiles riches en oméga-3 tel que l’huile de colza (canola), de cameline et de chanvre. Introduis les huiles une par une en commençant par 1 ml trois fois par jours jusqu’à atteindre 10 ml de chaque huile.

Si bébé réagit aux huiles, tu peux tenter une huile de noix, d’olive ou d’avocat. Bébé devra aussi manger du poisson gras, idéalement 3x par semaine et des œufs au moins 5x par semaine. Si bébé est intolérant à l’un et/ou l’autre de ses aliments, augmenter la quantité d’huile à 30ml et même jusqu’à 45 ml par jour selon le seuil de tolérance de bébé.

ATTENTION TOUTEFOIS. Si bébé commence à faire des selles huileuses, c’est qu’il ne tolère pas bien le gras. On diminue alors l’apport en gras et on essaie de supporter le foie avant de, graduellement, ré-augmenter la dose. Pour soutenir le foie, plusieurs solutions peuvent être envisagées (cela sera le thème d’un prochain article <3 ).

Pour ce qui est des protéines, le calcul d’apport est primordial, car il est dangereux pour les reins de surdosé en protéine si cela n’est pas nécessaire. Toutefois, il est important de soumettre bébé à des protéines, animales ou végétales, (A CHAQUE REPAS), collations incluses. En cas de besoin, les isolats de protéines végétales peuvent être envisagés.

Le calcium se retrouve dans la boisson végétale, en plus de se retrouver dans certains jus enrichi en calcium et vitamine D. Plusieurs aliments sont également riches en calcium, mais il est souvent difficile pour bébé d’atteindre sa quantité de calcium juste avec la nourriture, d’où l’importance que bébé boivent minimum 20-24 onces de boisson végétale par jour.

La vitamine D se trouve via le bon vieux soleil ! Mais étant au Québec, ou en Europe généralement, il est moins présent d’octobre à mars où il devient parfois nécessaire de supplémenter. Dans ce cas, je te recommande (sauf si allergie aux produits de la mer) la vitamine D3 qui est à base de lichen et qui sera bien absorbée. Celle-ci ne provient pas de la laine de mouton (donc croisée avec PB).

Dans tout les cas, si tu es inquiète, va voir un professionnel de la santé qui saura te guider dans cette transition et si tu as besoin de références de nutritionnistes réellement compétentes avec les allergies, écris-moi <3

Les farines sans gluten – Tout un Art!

La cuisine sans gluten est un art il doit donc être apprivoisé. Cela demande de la pratique ainsi que beaucoup d’essais/erreurs. Principalement si vous voulez faire vos propres mélanges de farine. Il y a énormément de farines différentes dans l’univers du sans gluten et elles réagissent toutes de façon différente. Il faut donc apprendre à connaître les ingrédients avant de maîtriser la cuisine sans gluten. Alors, pour vous aider avec la base, voici les différentes farines sans gluten, leurs spécificités ainsi que leur utilisations. Le tout, revu et corrigé par notre consultante spécialisée dans le sans gluten, la belle Karine de Liberté Sans Gluten.

Sachez d’abord qu’il existe plusieurs mélanges de farine tout usage sans gluten. Ils remplacent généralement très bien la farine de blé en quantité égale et ne contiennent généralement pas la gomme (expliqué plus loin, ne vous inquiétez pas 😉 ) à l’intérieur donc pas besoin de vous en soucier. Par contre, si vous souffrez d’allergies immédiates ou retardées à un ou plusieurs grains sans gluten, vous devrez fort probablement faire votre propre mélange. Nous n’aborderons pas toutes les options sans gluten ici car elles sont trop nombreuses. Nous évoquerons les principales et les plus couramment utilisées.

La farine de riz

Il y a plusieurs types de farine de riz : riz blanc, riz brun, riz complet, riz gluant… La farine de riz à elle seule est un univers. Elle est la plus courante dans l’univers du sans gluten. Son goût est neutre (plus elle est foncée, plus elle sera goûteuse) et elle donne une belle texture assez proche de celle du blé. Elle est parfaite pour épaissir les sauces dû à son taux d’amidon. Elles sont aussi très bien en panure où elles confèrent un côté croustillant. Elles ont cependant tendance à être friable dans les pâtisseries donc idéale pour les sablés et les crumbles mais elles donnent une texture moelleuse dans les pains. La farine de riz est aussi la moins dispendieuse 😉 Moins intéressante du côté des valeurs nutritives mais elle apporte une bonne structure. On recommande de l’utiliser dans une proportion de 40-50% du mélange final.

Le sarrasin

Avec son goût prononcé, la farine de sarrasin n’est pas toujours appréciée en utilisation exclusive. En proportion plus petite, dans un mélange de farine sans gluten, elle apporte une délicieuse note artisanale et rustique. Elle s’utilise autant pour le sucré que le salé. Je vous la recommande personnellement dans les gâteaux et les pâtisseries où elle apporte un côté plus moelleux. À utiliser entre 15 à 25% de votre mélange de farine pour éviter d’avoir des pâtisseries trop denses. Notez ici que la farine de sarrasin est généralement moins aimée des enfants.

Le millet

Il existe plusieurs type de millet (doré, brun, perlé). Au Québec, on trouve la farine sous l’appellation «farine de millet» sans plus de précision. Son goût est plutôt neutre, tendant vers la noisette dans les pains et gaufres ou vers un goût d’arachide dans les biscuits et les gâteaux. La farine de millet peut rendre le mélange plus friable. En ce sens,  il est préférable de la combiner. Sa meilleure amie est la farine de souchet qui la complémente.

Le souchet

Le souchet est un tubercule provenant de Méditerranée, également connu sous le nom de “noix tigrée” (attention à la confusion ici, le souchet n’est pas une noix mais bien un tubercule donc une racine 😉 ). La farine de souchet est douce et sucrée rappelant la saveur de l’amande, tout comme sa texture qui ressemble également à celle de la farine d’amande. Son goût naturellement sucré la prédispose davantage aux recettes sucrées mais elle peut aussi être utilisée pour épaissir des sauces ou en panure.

Le quinoa

Le quinoa, contrairement à ce que croit bon nombre d’entre-nous, n’est pas une céréale. Il est plutôt de la même famille botanique que les betteraves et les épinards! Il s’agit également d’une excellente source de protéine. Une merveilleuse option pour la confection des pains, muffins et gaufres du petit déj! Il est aussi un des principaux alliés des végéta*iens. On retrouve du quinoa blanc, rouge et noir mais la farine commerciale est faite de quinoa blanc. Elle a un goût assez prononcé, légèrement amer avec une touche de noisette. Il est donc préférable de la mélanger à d’autres farines plus neutres pour en adoucir la saveur. Elle est également très absorbante. Ainsi, la farine de quinoa a tendance à apporter de la lourdeur (texture plus dense) quand elle est utilisée en trop grande quantité. Une proportion de 20% maximum est idéale.

L’amarante

L’amarante est un grain minuscule provenant d’Amérique du sud, riche en nutriment mais surtout en lysine qui se retrouve très peu dans les grains. En ce sens, cela en fait un complément nutritionnel intéressant. La farine d’amarante a un goût assez fort de noix et légèrement épicé. Elle apporte un côté plus humide, moelleux (chewy) aux pâtisseries et aux pains. On recommande une proportion de 25% mais on peut l’utiliser seule dans les crêpes et les gaufres. Attention! Cette farine peut rancir facilement. Il faut donc la conserver au réfrigérateur ou au congélo.

Le teff

Le teff est originaire d’Afrique du Nord est le grain le plus petit au monde. Il est toutefois très riche en nutriments dont le calcium! Son goût est légèrement sucré. Équilibré entre un goût de mélasse et de noisette; il particulièrement apprécié dans les desserts. On recommande une proportion de 25% maximum.

Le sorgho

Céréale la plus cultivée d’Afrique, le sorgho est également riche en protéine et en nutriments. Si elle est utilisée à moins de 40% du mélange de farine, la farine de sorgho aura une saveur douce et très subtile apportant un côté moelleux et humide (chewy) dans les pâtisseries et les pains (ce que je vous recommande). Si la farine de sorgho est utilisée à plus de 40%, la saveur sera plus marquée et elle aura tendance à alourdir (densifier) les pâtisseries.

L’arrowroot

On le retrouve sous le nom de farine ou de fécule mais en fait c’est la même chose. L’arrow-root se compose essentiellement d’amidon. Comme toutes les fécules, c’est un très bon épaississant à utiliser un peu partout. On l’utilise dans la proportion de ⅓ du mélange de farine sans gluten (proportion valable pour tous types les fécules en fait) pour y apporter de la légèreté. Son goût neutre permet de l’intégrer dans les recettes salées et sucrées.

Le cassava (yuca)

Le manioc est un arbuste vivace cultivé dans les régions tropicales d’Amérique du Sud dont l’on prend les racines pour faire de la farine. La farine de manioc est donc une farine de tubercule (tout comme le souchet) très riche en amidon. Le cassava se situe un peu sur la ligne entre farine et fécule. La farine de manioc reste souple et offre une texture et saveur rappellant celle du blé.

Le tapioca (ou manioc)

Le tapioca est une fécule issue de la racine de manioc, un autre tubercule. La saveur du tapioca est très neutre. Il conviendra donc aussi bien aux plats salés que sucrés. Très bon épaississant, on l’utilise dans la proportion de ⅓ du mélange de farine sans gluten (tout comme le cassava).

L’avoine sans gluten

Eh oui, l’avoine peut être certifiée sans gluten. Par contre, il est important de savoir que certaines personnes atteintes de maladie cœliaque y sont intolérantes. On recommande donc d’attendre 6 à 12 mois suivant le diagnostic pour laisser le temps à l’intestin de guérir, stabilisant nos symptômes avant de l’introduire graduellement. L’avoine ne contient pas de de gluten. Par contre, elle peut facilement être contaminée au champs, pendant le transport ou sa transformation. La farine d’avoine apporte un léger goût sucré aux pains. Utilisée dans vos pâtisseries, elle leur donnera un arôme subtil de vanille ainsi qu’une texture plus moelleuse. Elle peut s’utiliser seule ou dans les mélanges de farine.

Le chanvre

La farine de chanvre est verte et goûteuse. Elle a un goût plus amer portant légèrement sur la noisette. On l’utilise donc à un maximum de 20 % dans un mélange de farine. Il est riche en protéines ainsi qu’en acides gras essentiels. Il est donc un bon atout nutritionnel.

Le maïs

La farine de maïs est HYPER versatile et se présente sous plusieurs formes.

Il y a d’abord la bien connue fécule de maïs. Parfaite pour épaissir les sauces mais également dans les mélanges de farine sans gluten. Son goût est neutre et contrairement aux autres fécules, le maïs ne donne pas une texture élastique pouvant être désagréable aux sauces. La fécule peut aussi être vu/connue sous le nom de Maïzena ou sous le nom d’amidon de maïs.

Il y a ensuite la farine de maïs. Il existe de la farine de maïs complète (Milanaise par exemple) ou à mouture plus fine. Elle sera jaune avec une saveur douce et sucrée. La farine de maïs s’utilise dans le salé et le sucré. Elle est ainsi parfaite pour les pains, les muffins, les crêpes… Il est conseillé de la mélanger à d’autres farines mais elle peut occuper une grosse portion de votre mélange (jusqu’à 40%) !

Notez bien que le maïs contient une protéine de gluten; la zéine. Cette protéine est différente de celle du blé (gliadine). La zéine n’est pas automatiquement nocive dans le cas de la maladie cœliaque mais peut s’avérer difficile à digérer par les personnes intolérantes au gluten dûe à la similarité des protéines.

Il y a aussi les semoules de maïs allant de la plus fine (polenta) à la plus grossière (presque comme du couscous) donnant une délicieuse note sucrée et croquante dans la mie des pains sans gluten.

Les noix et graines

Les farines de noix et de graines sont savoureuses et peuvent vous permettre d’amener vos recettes à un tout autre niveau! Par contre, il faut faire attention car les farines de noix et de graines alourdissent considérablement les pains et les pâtisseries et tendent à brûler rapidement lors des cuissons au four. Elles ne peuvent pas non plus être utilisées pour épaissir les sauces. Personnellement, je vous recommande chaudement de ne pas trop improviser avec les farines de noix car en plus d’être très dispendieuses, il n’est pas facile d’adapter une recette sans farine de noix pour qu’elle en contienne. Je vous recommande donc d’utiliser des recettes déjà conçues et testées avec ces farines afin d’éviter les désagréments.

Pour ce qui est de la farine de lin elle se distingue légèrement des autres farines de graines car elle peut s’utiliser seule. Peu calorique, la farine de lin est riche en fibres, en protéines végétales, en antioxydants et en oméga 3 ou acides gras essentiels. Elle est recommandée pour combattre la constipation et faciliter le transit intestinal. Elle aide à la perte de poids grâce à son fort pouvoir rassasiant. Elle peux contribuer augmenter la masse musculaire dans le cadre d’un mode de vie sportif aide à maintenir un bas taux de mauvais cholestérol. Elle participe à la régulation de la glycémie dans le sang et limite donc l’apparition du diabète. Elle contribue à équilibrer la pression artérielle, limite l’apparition des cancers du sein, du poumon, de la prostate et du côlon. La graine de lin protège les organes vitaux du développement de maladies cardio-vasculaires. Afin de bénéficier de tous les bienfaits de la farine de lin, il est recommandé de l’incorporer à raison de deux cuillères à soupe  par personne, par jour.

Les légumineuses (pois, lentilles, haricots, soya, etc)

Les farines de légumineuses augmentent la qualité nutritionnelle de vos recettes. Les légumineuses sont riches en fibres, en protéines, en vitamines, en minéraux et faibles en gras. C’est un ajout de choix à la diète sans gluten. Il est recommandé de ne pas prendre directement la farine de légumineuses avec la tasse à mesurer.  Transférez-la délicatement à la cuillère dans une tasse à mesurer afin d’éviter les risques d’obtenir un mélange trop dense contenant trop de farine. Les farines de légumineuses absorbent beaucoup de liquide alors il faut en prendre compte lors de la modification des recettes. Les farines de légumineuses peuvent s’utiliser seules mais dans un mélange on recommande de ne pas dépasser un apport de 40% afin de ne pas alourdir le mélange.

La noix de coco

Naturellement sans gluten, la farine de noix de coco est riche en sélénium, en fibres et en acides aminés. Elle est également connue pour son faible index glycémique. Son goût sucré convient parfaitement aux pâtisseries. La farine de coco est très absorbante. ¼ de quantité de farine de noix de coco est suffisante pour remplacer 1 quantité de farine classique. Elle convient aussi pour remplacer la poudre d’amandes ou le son d’avoine dans certaines préparations sans gluten. Sa consistance est légèrement granuleuse, son utilisation doit se limiter à 15-25% du total de la farine utilisée dans un mélange de farines sans gluten mais elle s’utilise aussi seule dans les recettes des régimes GAPS, PALEO et KETO.

L’amande

L’amande est probablement le fruit oléagineux le plus connu et le plus utilisé en cuisine. Les amandes sont riches en calcium, en acides gras monoinsaturés, en fibres et en protéines végétales.

La poudre d’amande se positionne facilement comme un indispensable en pâtisserie car la farine d’amande est généralement fine et parfumée. La poudre d’amande complète donne un côté rustique aux préparations. La poudre d’amande blanche est plus délicate et permet la réalisation de pâtisseries plus fines. Sa consistance est légèrement granuleuse donc son utilisation doit se limiter à 25-35% du total de la farine utilisée dans un mélange de farine sans gluten mais elle s’utilise aussi seule dans les recettes des régimes GAPS, PALEO et KETO.

Les gommes

Les gommes de guar et de xanthane constituent des aides culinaires intéressants pour cuisiner sans gluten. La gomme de guar est obtenue à partir de la graine d’une légumineuse, sans calorie, sans goût particulier, la gomme de guar est un stabilisant, un émulsifiant et un épaississant. Elle améliore la texture de vos préparations :  plus moelleuses, aération de la pâte, aide à la levée. La gomme de xanthane est produite par la fermentation du glucose (souvent du maïs) et  est utilisée pour son pouvoir liant, épaississant et gélifiant. Elle n’a pas de goût particulier. Elle allège les préparations sans gluten et augmente leur durée de vie en conservant leur texture moelleuse. Les gommes de guar et de xanthane se valent sur bien des points. On recommande généralement d’utiliser 5 ml (1 c.à thé) par tasse de farine.

Les conseils de Karine

Karine est notre conseillère spécialisée en alimentation sans gluten! Fondatrice de Liberté Sans Gluten, elle nous raconte son histoire dans la section histoire 🙂 

Préférez une farine tout-usage sans gluten qui :

  • Contient déjà de la gomme de guar ou xanthane
  • Faites avec des grains entiers
  • Contient des fibres, vitamines et minéraux

Muffins et gâteaux : Ajouter 1 œuf supplémentaire et/ou doubler la quantité de poudre à pâte (sauf s’il y en a déjà dans la farine) lors ce que vous adaptez une recette faite de farine de blé

Pâte à tarte :

  • Rouler délicatement sans presser trop fort (donc rouleau de marbre moins bon pour ça)
  • Roulez la pâte entre 2 papiers parchemin
  • Faire refroidir avant de manipuler

Biscuits :

  • Réfrigérez la pâte avant la cuisson (permet à la gomme de figer et évite que les biscuits s’étalent en couche mince)

Pains :

  • Utilisez une recette déjà adaptée. Les recettes de pain sont très difficiles à adapter
  • Utilisez les ingrédients à température pièce (mettre les œufs dans l’eau accélère le processus)
  • Utilisez un cycle rapide avec machine à pain (les doubles pétrissages servent à activer le gluten donc inutile)

 En vrac :

  • Les farines sans gluten ne pèsent pas toutes la même chose pour 1 tasse. Utiliser une balance vous aidera à avoir de meilleurs résultats.
  • Tamisez la farine avant de la mesurer vous donnera un résultat plus léger et une meilleure texture.
  • Prenez des photos et des notes de vos ajustements et résultats
  • Pour augmenter les fibres, remplacer une partie de la farine par des graines de lin (5-10%)
  • Pour diminuer les glucides, remplacer une partie de la farine par de la farine d’amandes (25%)

La fée des allergies

Halloween avec les allergies, c’est l’horreur!

Et même pas besoin de film. Les produits allergènes sont présentés en quantités ahurissantes à notre enfant qui doit vivre avec la frustration et la tentation de voir tous ses amis manger des choses que lui ne peut pas. On s’entend que, l’Halloween à bien beau ne durer officiellement qu’une seule journée, on sait très bien que notre enfant sera exposé aux friandises d’Halloween plusieurs jours avant ainsi que plusieurs jours après cette fête costumée!

Alors, comment faire pour que notre enfant ne se sente pas privé par rapport à ses petits camarades tout en ne risquant pas qu’il succombe à la tentation en mangeant un aliment interdit qui pourrait lui causer une grave réaction allergique?

Il faut demander à la fée des allergies de passer!

Mais qui est cette fée des allergies? Tout comme la fée des dents, la fée des allergies passe durant le sommeil des enfants. Au lieu de donner des sous en échange de dents, elle échange les bonbons contenant les allergènes de l’enfant contre des friandises sécuritaires pour lui!

La fée des allergies est toute petite, comme une petite souris. Elle a de beaux cheveux  bouclés aux couleurs de l’arc-en-ciel et elle porte une très jolie robe tissée en papier de bonbons. Chaque année, le soir de Halloween, elle fait le tour des maisons afin de récolter les bonbons remplis d’allergènes afin de les échanger par des bonbons sécuritaires et ainsi, faire disparaître la méchante réaction allergique. Elle donne ensuite les bonbons contenant les allergènes à des enfants qui ne peuvent pas passer l’Halloween. On peut donner l’exemple d’un ami qui est malade ou qui s’est brisé une jambe.

En prévision du passage de la fée des allergies, vous n’avez qu’à prévoir un sac de friandises permises pour votre enfant! Et ensuite, vous pourrez vous bourrer la face dans les bonbons qu’il ne peut pas manger 😉 . Parce que l’Halloween, c’est pas juste pour les enfants 😛

Happy Halloween !

Pourquoi et comment devrions-nous remplacer les sucres raffinés?

Commençons par parler du pourquoi.

Je ne suis pas diététicienne ou nutritionniste alors je ne pourrais pas élaborer autant sur le comment du pourquoi, mais je crois avoir assez de connaissances pour vous en transmettre un petit peu ;). Il est maintenant bien connu que le sucre raffiné est nocif pour la santé et que l’on doit en consommer avec modération. On tente de faire attention en limitant les boissons gazeuses, mais sommes-nous réellement conscients de la quantité de sucre caché qui se trouve dans nos aliments?

Un banal petit pot de sauce pour sauter asiatique peut facilement contenir plus de 5 cuillères à thé de sucre par portion! Et saviez-vous que le sel Windsor contient du sucre?

J’ai écouté un super documentaire (que je vous recommande vivement d’ailleurs) qui expose la situation au Royaume-Uni. Il s’intitule : le sucre, ennemi caché par Jamie Oliver. Il rencontre des médecins, des spécialistes, des chercheurs qui expose la situation et je vous assure que, tous comme moi, vous serez choqué de la situation dans laquelle nous sommes. Oui la situation est beaucoup moins dramatique ici (pour le moment), mais devons-nous attendre de nous rendre au même stade avant d’agir? Je crois que non et voilà le pourquoi de cet article.

Donc, pourquoi le sucre est-il mauvais pour le corps?

Il faut comprendre ici que cette affirmation doit être clarifiée! Le sucre, ou plutôt les sucres, car il y en a plusieurs types tels que le lactose ou le fructose pour ne nommer que ceux-là, sont présents de façon naturelle dans les aliments et notre corps en a besoin pour fonctionner. Le problème, c’est que le sucre étant une drogue, l’ajout de sucre dans notre alimentation a fait un bond prodigieux, car notre cerveau en demande toujours plus, plus et encore plus. L’Organisation mondiale de la Santé suggère une consommation maximale de 6 cuillères à thé par jour. Et la moitié d’entre nous avons déjà dépassée cette dose juste avec le petit déjeuner!

Et là, les conséquences, et bien il y en a plusieurs et honnêtement, nous le savons pas mal tous :

  • Diabète de type 2, qui est directement relié aux habitudes alimentaires et qui peut mener à l’amputation, généralement des membres inférieurs
  • L’obésité qui à son tour augmente les risques de maladies du cœur et du diabète de type 2
  • La carie dentaire (sans grande surprise 😉 )
  • Maladies rénales chroniques
  • Hypertension artérielle

Il est donc, je crois, important de se soucier de notre consommation de sucre non? Mais comment faire quand le sucre est partout?

Et bien, il faut y aller un pas à la fois! Vous pouvez tenter de retirer tous les sucres raffinés de votre maison du jour au lendemain, mais vos chances d’abandonner sont beaucoup plus grandes et vous risquez de faire subir, à vous et vos enfants, des symptômes de sevrage. Rappelez-vous, le sucre est une drogue. En retirant le sucre d’un coup, vous pourriez ressentir :

  • Des sautes d’humeur
  • Des maux de tête
  • Des nausées
  • Un sentiment de brouillard mental
  • Agressivité
  • Palpitation
  • Sueur
  • Hypoglycémie
  • Crise d’angoisse
  • Dépression

Je vous encourage donc à la prudence et au retrait progressif. Ici nous avons tous simplement terminé les produits contenant du sucre disponible en remplaçant au fur et à mesure par des produits ne contenant que des sucres non raffinés. Je ne vous mentirai pas sur le fait que je dois cuisiner beaucoup plus qu’avant, mais il suffit de s’organiser et on réussit à s’en sortir sans trop de mal !

Alors, maintenant c’est bien beau, mais par quoi on
remplace le fameux sucre blanc?

Il y a plusieurs options disponibles sur le marché alors les voici et comment les utiliser pour substituer :

  1. Le miel et le sirop d’érable
    Les options les plus naturelles qui sont d’ailleurs celles que j’utilise personnellement. Par contre, il ne faut pas croire que l’on peut remplacer le sucre par une quantité égale (sauf dans les recettes salées où là, en général, on remplace par la même quantité).Quand l’on remplace le sucre par le miel, il est important de baisser la température du four de 25 ° Il faut aussi tenir compte que le miel nuit au levage quand il y en a une trop grande quantité. Donc si votre recette contient beaucoup de sucre, vous êtes peut-être mieux de trouver une recette semblable qui soit déjà sans sucre ou qui en contient moins. 😉

    Pour remplacer 1 tasse de sucre par du miel, vous devez utiliser ¾ de tasse, mais vous devez également soustraire 3 cuillères à soupe (45 ml) de liquide de votre préparation

    Pour remplacer 1 tasse de sucre par du sirop d’érable, par 100ml (soit 1/3 de tasse plus 4 c. thé)

  2. Le sucre complet (pas toujours facile à trouver au Québec)
    Le sucre complet est du sucre de canne cristallisé allant conserver une partie de sa mélasse donc contenant 50 fois plus de sels minéraux, 80 fois plus e fer et 10 fois plus de calcium que le sucre blanc en plus de contenir des enzymes, des vitamines et des minéraux! On peut remplacer par une quantité égale, mais son pouvoir sucrant étant supérieur vous aurez peut-être à diminuer un peu les doses.
  3. La mélasse noire (mélasse non raffinée)
    Liquide noir et épais extrait de la canne à sucre ou de la betterave, la mélasse non raffinée est riche en oligo-éléments, en calcium, en fer et en magnésium. De plus comme son pouvoir sucrant est supérieur au sucre blanc et que son gout est prononcé, vous préfèrerez peut-être diminuer naturellement la quantité de sucre de votre recette. ;)Pour remplacer 1 tasse de sucre blanc, prenez une quantité équivalente de mélasse noire, mais diminuer de ¼ tasse les liquides et augmenter de ¼ tasse les solides de votre recette. Vous devrez aussi ajouter 1 cuillère à thé de bicarbonate de soude.
  4. La purée de dattes
    Je crois que tout le monde connait maintenant Madame Labriski et ses galettes? Si vous ne connaissez pas honnêtement courez vous acheter se livre :O ! En plus d’être complètement naturel, les dattes sont riches en fibre, en antioxydant, en vitamine et minéraux. Pour préparer votre purée de datte, simplement faire tremper des dattes séchées dénoyautées dans de l’eau fraiche pour 8h avant de passer au mélangeur! On remplace le sucre blanc en quantité égale et le tour est joué. Notez que le résultat sera naturellement plus foncer mais tellement bon!
  5. Le sucre de coco et sucre de canne
    Deux sucres qui se ressemblent. Ils sont personnellement mon dernier choix, ou le choix d’exception devrais-je dire. Je ne les utilise pas personnellement dans ma maison, mais je nous permets la consommation de produits en contenant. Ils sont des meilleurs choix que les sucres raffinés, car ils contiennent encore des nutriments intéressants. De plus, il est facile de les prendre pour remplacer le sucre, car ils sont sous le même format et se remplacent en part égale.

Il existe plusieurs autres types de remplacement pour le sucre : stévia, xylitol, sirop de riz, sirop d’agave et bien plus. Ses options se situent un peu entre les deux (raffiné et non-raffiné), sur une ligne un peu floue, j’ai donc fait le choix de ne pas élaborer sur ces variétés dans cet article. Vous pourrez facilement trouver plus d’informations sur internet si jamais vous vous questionnez. Personnellement, nous avons opté pour les sucres les plus naturels possible. Nous avons commencé par le sucre de canne et maintenant j’utilise seulement la purée de dattes, la mélasse noire, le miel et le sirop d’érable.

Je crois qu’il est temps de reprendre le contrôle sur notre santé et sur ce que l’on ingère, car notre corps est une machine complexe et un mauvais carburant y peut faire des dommages…  Lentement mais sournoisement…

En remplaçant les sucres raffinés dans votre alimentation, vous montrerez la bonne voie à suivre à vos enfants avec de saines habitudes de vies. Vous diminuerez vos chances de finir vos jours prématurément suite à un trouble cardiaque ou un diabète et pourrez augmenter votre bien-être général grâce à une alimentation plus saine!

Voici aussi quelques lectures intéressantes, si tu désires approfondir tes connaissances 🙂

En anglais : 
Eggs Don’t Cause Heart Attacks — Sugar Does (article)
http://drhyman.com/blog/2014/02/07/eggs-dont-cause-heart-attacks-sugar/

En français :
Le livre de la nutritionniste-diététiste Catherine Lefebvre, intitulé « Sucre : vérités et conséquences »
L’article illustré du fameux Pharmachien : 5 mauvais conseils sur le sucre
La consommation de sucre et la santé de l’Institut national de la santé publique du Québec​​​​​​​

J’espère que ces petites lectures t’aiderons à te faire ta propre opinion 🙂

Source :
https://www.inspq.qc.ca/sites/default/files/publications/2236_consommation_sucre_sante_0.pdf

Le gras, une source d’énergie vitale pour le cerveau!

On parle souvent du calcium comme étant essentiel au bon développement des enfants, mais on oublie souvent l’élément le plus important : le gras.

Le cerveau est constitué de plus de 60% de gras de plusieurs types, ils sont donc clairement indispensables au bon fonctionnement de ce précieux organe!

Au cours du 3e trimestre et des 5 premières années de votre enfant, le gras est un facteur essentiel au bon développement du cerveau de votre enfant. La prématurité, qui empêche généralement bébé de naître avec un poids suffisant pour avoir de bonnes réserves de gras, augmente les risques de retard neurologique.

À la naissance, le cerveau pèse environ 11% du poids corporel total.

À lui seul, le cerveau consommera plus de 74% des apports énergétiques de votre nourrisson. Ayant principalement besoin de gras afin de bien fonctionner, le lait maternel convient très bien au besoin de bébé. Par contre, les réserves d’oméga 3 de bébé s’épuisant au bout de 3 mois, la mère doit faire attention d’en consommer suffisamment afin que son bébé puisse refaire ses réserves.

Les oméga-3 forment la membrane de chaque cellule cérébrale. Une carence peut donc nuire à la communication cellulaire. Comme le corps ne peut pas lui-même créer des oméga-3, il est important que l’alimentation en contienne suffisamment, on parle de 2,7g d’oméga-3 par jour. À long terme, les chercheurs ont prouvé qu’une carence en oméga-3 serait liée aux maladies neurologiques avec composante inflammatoire comme l’Alzheimer, le parkinson ou même, certains types de dépression.

Il est aussi important de noter que l’équilibre entre oméga-3 et oméga-6 est important.

Une trop forte consommation d’oméga-6 rend moins fluide le sang et risque d’entraîner des problèmes inflammatoires et des risques de cancer et d’infarctus. Et comme notre alimentation nord-américaine est très riche en oméga-6, les oméga-3 sont donc primordiaux. Nous ne devrions pas consommer plus de 9g d’oméga-6 par jours.

Les aliments riches en oméga 3 sont :
le foie de morue (ou l’huile de foie de morue), l’huile de canola (aussi appelé huile de colza), les graines ainsi que l’huile de lin, les poissons gras (saumon, truite, thon, sardine, etc.), les noix et fruits à coque, les œufs et la viande d’animaux élever en plein air.

Les aliments riches en oméga-6 sont :
Les graines, l’huile et le beurre de tournesol, les noix ainsi que leur huile, l’huile de carthame à plus de 70% acide linoléique, l’huile de pépin de raisin, les graines, l’huile et le beurre de sésame, l’huile de maïs, l’huile de soya ainsi que les graines, l’huile et le beurre de graines de citrouille.

Comme le cerveau termine son développement seulement à 25 ans, il est important de maintenir une alimentation saine et riche en bons gras afin que celui-ci puisse être exploité à son plein potentiel!


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